mardi 13 août 2013

La romance !!!


C'est ici que je voulais fêter cet anniversaire qui marque le début d'une nouvelle tranche de vie. Nichée au coeur d'un petit village bucolique à quelques pas de la mer, cette auberge construite en 1887 et rénovée cette année, combine maintenant le charme d'hier et les commodités d'aujourd'hui. Depuis quelques années, Ogunquit est devenue notre destination pour nos vacances d'été.

Dimanche, sous un beau ciel bleu rempli de gros nuages blancs cotonneux, après plus de cinq heures de route, nous sommes enfin devant cet hôtel qui gagne maintenant des étoiles. Mauvaise nouvelle... Il n'y a qu'une chambre de libre. Nous sommes trop fatigués pour choisir une autre option. On s'installe pour deux jours dans cette magnifique chambre qui a un accès direct sur la galerie. On se couche tôt pour être en forme. Le lendemain, c'est le grand jour!!! Après plus de huit heures de sommeil, je me lève. Quel beau réveil, je l'entends siffler sous la douche.    

Dans l'ombre encore fraîche du matin, l'air salin chatouille mes narines tandis que les doux rayons du soleil d'août s'infiltrent lentement sur la galerie couverte. Une berçante aux bras tendus se dessine. Je suis fébrile. Laissée sur ma table de nuit, je relis la carte-lettre dans laquelle Normand a déposé son coeur. Je la relis pour écouter, encore une fois, la musique qu'elle murmure tendrement à mon oreille et, pour regarder danser ses mots qui me soûle lentement...

Ce soir, nous avons marché dans Perkins Cove et, comme pour une première rencontre, les vieux amoureux sont entrés dans un restaurant pour se parler de romance. Demain, nous déménageons dans un nouveau royaume.

Il y a dix ans, Julie Kertesz était inquiète... Elle s'est inscrite à un cours de photographies, elle a acheté une caméra et cette nouvelle passion a transformé sa vie. C'est en lisant le blogue de Julie 70, (Il y a de la vie après 70 ans), que j'ai réalisé qu'on ne doit pas avoir peur de vieillir, que la passion sera toujours notre meilleure amie et notre arme pour faire fuir la morosité. Julie, publiquement, je te dis un très GROS MERCI !!!

« La vieillesse me déconcerte.
Je croyais que ce serait une période tranquille,
mes soixante-dix ans furent intéressants et assez sereins,
mais mes quatre-vingts ans sont passionnants. »
Florida Scott-Maxwell
La plénitude de l'âge

*Carte: J. Colby photo art*

mardi 6 août 2013

Avoir 16 ans, c'est cool !!!


Quelque chose d'étrange se passe... Depuis ma dernière publication, Lettre à ma petite-fille pour ses 16 ans !!! ( cliquez ici pour lire...), mon coeur et ma tête s'affrontent. Dix jours. Dix jours de combat entre mes émotions et la raison.

LA PEUR, avant le combat. La peur m'a frappée sournoisement. Insidieusement, elle s'est faufilée dans mes pensées durant que je décrivais à Marie-Ève, mes 16 ans... Je lui racontais mon premier amour, cet amour qu'on oublie jamais, celui qui était devenu son grand-papa, celui que j'avais quitté après 21 ans de mariage. Je continuais sur un ton léger. En ricanant, je lui disais qu'elle ne devait surtout pas suivre mes traces... Qu'elle pouvait être amoureuse sans se marier à dix-sept ans, comme je l'avais fait au mois d'août 1960.

SEIZE ANS!!! C'est le début d'une grande et belle aventure. Tes rêves d'enfance peuvent devenir réalité ou se transformer selon tes humeurs ou tes rencontres. Il n'y a rien de plus beau qu'avoir seize ans, crois-moi, ma Puce. Puis, soudain, la peur! La peur que ma lettre dégage une odeur de souffrance. Je voulais que ma carte soit une explosion de mots dynamiques, enjoués, aux odeurs de rêves, de passion, de liberté et d'espoirs. Je ne voulais surtout pas lui offrir une carte contaminée. J'ai paniqué... Après une petite pause, j'ai cherché, dans ma boîte de trouvailles, ce texte parue en 2004 dans le journal "La Presse". Pour balayer le doute, pour ne pas souffrir, j'ai pesé sur les touches du clavier, sans émotions, sans larmes, sans questions. Comme un robot, j'ai publié les mots empruntés, des mots qui n'étaient pas les miens.

Lorsque j'ai voulu retranscrire la lettre, écrite par une maman pour les seize ans de sa fille, j'ai réalisé que ses mots, bien ficelés, exprimaient des émotions qui n'étaient pas les miennes... Ce jour-là, j'ai attaqué le premier round d'un duel qui s'est terminé en victoire. J'ai ressorti mon brouillon et j'ai écrit à ma petite-fille, avec l'encre de mon coeur, une lettre aux mille saveurs, parfumée d'odeurs enivrantes. Les mots, ceux qui avaient germé dans mon coeur, fleurissent maintenant à l'intérieur de sa carte-gâteau.

Comme le dirait Thomas,
Avoir 16 ans, c'est full cool !!!

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