mercredi 23 février 2011

New York sous la neige dans Bryant Park


Ces quelques jours sous la neige nous ont permis de découvrir des endroits magnifiques et riches en histoire  comme ce parc nommé en l'honneur d'un poète romantique, journaliste et réformateur des droits civiques.   Là, sous cet arbre étoilé, éclairé par de petites ampoules bleues, j'ai senti s'allumer une étincelle de bonheur. La vie m'offrait quelque chose de merveilleux.... J'avais fui le temps des fêtes pour calmer les tempêtes de mon existence provoquées par le rejet et l'absence de mes petits-enfants. J'avais voulu partir seule avec Normand, fermer la porte derrière nous et retrouver le goût du bonheur à deux, sans hier, sans rien à penser...
Depuis presque trois heures nous attendions notre amie Hélène tout en suivant les infos à la télé. La météo annonçait pour ce lendemain de Noël, des tempêtes de neige accompagnées de vents violents. Puis, vers onze heures, elle était enfin arrivée, épuisée mais contente d'être à New York. Comme par magie, de gros flocons apparurent de l'autre côté de la vitre tourbillonnant entre les gratte-ciel. New-York serait bientôt ensevelie sous cet immense manteau blanc qui la paralyserait.
Alors, pour cette première journée à trois, nous avons marché, poussés par le vent vers les grands magasins. Le soir, nous étions attablés au restaurant de l'hôtel pour reprendre notre souper de Noël.
Avec 20 pouces (50cm) de neige accumulée, nos déplacements sont devenus un combat à chaque petit pas. Nous devions marcher dans des ornières, la gadoue nous mouillait les pieds et le froid nous transperçait. Mais rien ne viendrait ternir nos quatre derniers jours de vacances.
Neige en attente de fondre...
Quatre jours après le début de la tempête, New York était toujours désorganisée. C'était notre dernière journée et notre programme nous amenait dans Chinatown et Little Italy. Les taxis passaient devant nous sans s'arrêter. Après trente minutes de bras en l'air et de pieds dans la gadoue enfin... nous étions assis au chaud sur la banquette arrière. Après quelques heures à fouiner dans de belles petites boutiques et d'autres beaucoup moins belles nous avons terminé notre soirée dans un très bon restaurant italien sur la 8ème avenue. 
Le lendemain matin, à 06h30, la limousine attendait devant l'hôtel. Les vacances étaient terminées mais il restait encore un beau bout de chemin à parcourir. Douze heures tout en douceur bercé par le roulis. La fatigue s'était installée et nos yeux avaient besoin de repos après avoir contemplé tant de beauté. Nous rentions à la maison... Retrouver nos habitudes n'était pas une punition.
Il était 21h00 quand nous sommes rentrés. Cécile, notre voisine, venait tous les jours nourrir notre chatte Alice. Elle n'avait pas oublié d'allumer toutes les lumières en plus du sapin... Le retour était magique !

Fin du voyage à New York...



vendredi 11 février 2011

Moments de pur bonheur à New York !

 
Deux heures assis sur un banc dans Central Park... 
Un moment de pur bonheur !

Petite pause bien méritée... Le dîner est servi

Une nouvelle façon (verte) de visiter

.Nous adorons le blanc pour Noël

J'adore toutes ces jolies couronnes suspendues aux fenêtres

Les vitrines de la 5ème Avenue sont de véritables oeuvres d'art. Nous marchions en rang serré, caméra à la main afin d'immortaliser nos souvenirs de ce Noël si différent. Pourtant, ici comme ailleurs, les plus grands et les plus riches côtoient quelques sans abris couchés par terre enveloppés dans leur misère... Dans l'entrée d'une petite église un homme quêtait avec beaucoup de dignité. Il a refusé nos valises que nous voulions lui remettre le lendemain en nous disant : «Vous pouvez les laisser à l'une des trois petites églises... quelqu'un les acceptera.»
  
Dès l'entrée, dans cette imposante cathédrale construite en 1853, le personnel et une affiche nous indiquent que nos sacs peuvent être fouillés. Sans rouspéter, les fidèles et les visiteurs se prêtent à cet exercice qui leur rappelle cette triste journée du 11-09-2001.
Nous étions entrés par curiosité sans savoir qu'on célébrait une messe en espagnol. Dans cet espace, où 3000 personnes peuvent se réunir, les places étaient rares. Nous nous sommes assis vers l'arrière en attendant la fin de la messe. Il régnait un silence et un recueillement qui doucement m'ont enveloppée et créé un oasis de paix intérieure. Je sentais qu'il existait quelque chose plus grand que l'Homme... même pour les non-croyants.
Nous l'avons rencontré sur le chemin du retour.
Ils sont tous les deux vraiment magnifiques...

C'était notre souper de Noël et notre dernier souper en tête-à-tête avant que notre amie Hélène arrive le lendemain matin. Nous allions fêter au chic "City House Restaurant" situé dans l'hôtel. Je me préparais lorsque l'alarme d'incendie s'est mise à sonner. Il était environ 18h15. Il n'y avait pas de mouvement de panique mais nous avons quand même ramassé notre sac contenant les passeports. Quelques minutes plus tard, on descendait les quatre étages par les escaliers de service en entendant les sirènes hurlantes des camions de pompiers. Dans la rue, seulement deux rutilants camions dont celui-ci décoré comme un arbre de Noël. Il n'y a pas eu d'incendie, peut-être un petit feu... mais notre souper était à l'eau. Vers 21 heures, nous sommes sortis... pour un repas léger.

Le prochain  et dernier billet sera "New York sous la neige..."

mardi 1 février 2011

Promenade à pied... dans Manhattan

 
Hier soir, je me suis couchée éreintée, mais le bruit de Manhattan, qui entrait par la fenêtre entrouverte, m'a bercée doucement et transportée rapidement dans les bras de Morphée. Ce matin, en me réveillant, j'étais encore un peu dans le brouillard mais j'ai tout de suite reconnu ce bruit de la rue. Il était déjà 8h20. Le séchoir à cheveux ronronnait dans la salle de bains. Je me suis levée, c'était l'heure de mon antibiotique. Après le déjeuner nous sommes partis découvrir les plaisirs de New York en hiver. Dehors, il faisait très froid même si le soleil brillait. Pour cette première journée, on commencerait par Central Park à quelques rues de notre hôtel.
Voici mes premières photos prises avec ma nouvelle caméra. Un cadeau de Noël de moi à moi. Normand m'a offert un portable ce qui me permet d'écrire ce billet devant un bon feu de foyer.
Nous étions vraiment en admiration devant cet espace vert d'une superficie d'environ 4 km sur 800 mètres. Commencés en 1853, les travaux se sont poursuivis sur une période de dix-neuf ans. 1500 ouvriers travaillèrent quatorze heures par jour afin de planter quelques 500,000 arbres.
Nous avancions lentement mais souvent nos pas s'arrêtaient et nos regards erraient. Nos yeux cherchaient le meilleur endroit pour se poser et admirer. Toute cette beauté, créée de leurs mains par des êtres humains, nous émerveillait. Assis sur un banc, on profitait de ce spectacle enchanteur lorsque j'ai vu ce magnifique carrousel. Les petits et les grands attendaient fébrilement leur tour pendant que d'autres, sur leur monture, tenaient la bride serrée tout en riant.
Chaque année, plus de 250,000 personnes font un tour sur le carrousel de Central Park. La fameuse chevauchée fut très populaire dès son  ouverture en 1871. Après avoir été complètement détruit par le feu, en 1950, le Département des parcs et loisirs a trouvé, abandonné dans un terminal de chariot à Coney Island, ce superbe carrousel. Conçu en 1908, il est un merveilleux exemple de l'art populaire mettant en vedette 57 chevaux sculptés à la main et deux chars décoratifs. Le carrousel de plus de cent ans a subi de nombreuses séries de réparations et d'entretien. Il est vraiment époustouflant.
Qui vit sous cet accoutrement? L'artiste était là, planté comme la statue de la Liberté, entre les vendeurs de souvenirs et les touristes. Aucun mouvement apparent mais il était bien vivant. Certains passants l'examinaient, d'autres le photographiaient ou l'ignoraient complètement. Son courage et sa détermination m'interpelaient. Il fallait quand même être très déterminé pour garder la posture par un froid semblable. J'ai déposé les trois dollars dans sa boîte... et j'ai pris la photo. On m'a remerciée... en me  faisant un "Peace and Love". Regardez bien la photo...
Nous sommes retournés à l'hôtel vers 16h30, les joues rougies par le vent et les yeux brillants. On avait besoin d'une pause (lecture et Skip Bo) avant d'entreprendre la soirée... et d'assister à la messe de minuit à la Cathédrale Saint-Patrick mais tous les sièges étaient déjà réservés. Pour les places debout, on devait faire la queue à l'extérieur à partir de 21h00. Nous avons donc changé d'itinéraire. On fêterait le Réveillon dans la rue avec des inconnus.
Nous avons quitté l'hôtel, vers 23 heures. Bien emmitouflés dans nos chandails de laine et nos manteaux chauds, nous étions prêts pour affronter cette froide nuit sans le moindre frisson... C'est devant le Rockefeller Center, qu'enfin, de mes yeux bleus, j'ai vu ce magnifique sapin. L'arbre de 22,5 mètres était illuminé avec 30,000 petites lumières. C'est une tradition depuis 1933.
Je l'avais déjà vue à la télévision mais ce soir, cette foule était devant nous. Des personnes de tout âge étaient rassemblées, dans une ambiance de fête, comme des enfants devant leurs cadeaux. C'est dans cette atmosphère de bonheur et de plaisir, qu'à minuit, nous étions encore là pour nous souhaiter "Un Amoureux et Joyeux Noël". Les patineurs glissaient sur les rythmes des airs de Noël quand nous les avons quittés.
Nous avons marché jusqu'à Times Square. Ce quartier en constante effervescence, à toute heure du jour et de la nuit, est reconnu pour être l'une des «places» les plus célèbres et les plus animées au monde. On avançait à pas de tortue... Des milliers de personnes, venues de tous les coins du monde, déambulaient  dans la joie et le respect. Les policiers étaient partout. C'était une nuit de bonheur contagieux dans une ville magique et féérique. Nous sommes rentrés épuisés mais si heureux de cette première journée. Ce 24 décembre 2010, on ne l'oubliera jamais.

Dans le prochain billet, je vous parlerai
de la 5ème Avenue et plus encore...

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