mardi 25 janvier 2011

Montréal-New York en train: long mais...

Photo: L'ourson Stuart - Collection Bombay 2010

Enfin, nous étions bien assis dans ce train Montréal-New York. Cette décision que j'avais prise pour changer le cours des choses, quelques semaines avant Noël, je ne la regrettais pas du tout, au contraire. Mais, nous avions vécu quelques péripéties avant d'être assis... et ce n'était pas à cause d'un retard. Notre ami Claude, qui ressemble à Normand quand on parle de ponctualité et de mots croisés, nous avait déposés dans le hall de la gare Centrale à 7h40 avec nos SIX valises pour notre semaine de vacances du 23 au 30 décembre. Normand a pris nos billets réservés pendant que j'attendais sur un banc en surveillant les nombreux bagages. Nos belles valises ne convenaient pas du tout. Nous étions les seuls à voyager "sans roues".

À 9h10, le coeur léger comme deux gamins, nous embarquions dans le train. Une belle surprise nous attendait en voyant l'intérieur La vue était parfaite, tout était impeccable. Le porteur avait installé nos valises à l'endroit demandé. Les voyageurs s'occupaient à placer leurs effets pour cette longue randonnée de onze heures. Il régnait dans ce train une atmosphère de bonheur et de bonne humeur.  De jeunes adultes, en petits groupes, quittaient le Québec pour la première fois sans parents et les couples d'amoureux se collaient l'un contre l'autre en s'embrassant.  Les enfants, encore trop jeunes pour voyager seuls, avaient leurs jeux électroniques ou des poupées Barbie pour s'amuser. D'autres, comme nous, avaient un livre ou un jeu de cartes. Tous savouraient ces beaux moments de liberté. Les ordi, comme de petits chiens, suivaient partout leurs maîtres. Mais il y avait aussi la précieuse valise ou le cabas qui contenait tout ce qui était nécessaire pour rendre le voyage encore plus agréable. Le jeté confortable pour la petite sieste, la mini oreiller pour sommeiller et évidemment il ne faut pas oublier de s'alimenter. Fromages,  yogourt, "grignoteries" et fruits ont fait l'aller-retour.

On a mis une heure et demie pour atteindre la frontière... et plus de deux heures, immobilisés. avant que les contrôles douaniers soient complétés. Heureusement, quand on est reparti, après Rouses Point, le tempo s'est accéléré. Je reprend ici la description de Mario Fontaine, La Presse. « Et on en avait plein la vue. Après Plattsburgh, la voie ferrée longe le lac Champlain sur toute sa longueur avec, en fond de scène, les montagnes du Vermont. Puis c'est le lac George, suivi de l'Hudson dont on suit les moindres méandres. À Albany, on passera de l'autre côté du fleuve, et on y restera jusqu'à New York. »

Il restait environ cinq kilomètres et se sont souvent les plus longs. Les passagers se levaient lentement et commençaient à ramasser leurs affaires, à enfiler les manteaux, à chercher les bottes sous les bancs quand les lumières se sont éteintes et rallumées. Nous étions dans un long tunnel et soudain le train s'est arrêté. La noirceur totale, les chuchotements qu'on entend. Rien pour me rassurer. Mais Normand est là... il sait que je n'aime pas cette situation. La peur remonte quand je me sens prise au piège parce qu'elle me rappelle un samedi de 1987. Je n'ai pas encore oublié. L'ascenseur a fermé ses portes au 5ème étage et plus rien ne fonctionnait. L'immeuble neuf était encore inhabité. Deux agents immobiliers se trouvaient dans leur bureau au rez-de-chaussée. Ils n'entendaient pas la sonnerie qui diminuait d'intensité à toutes les fois que je pesais sur le bouton d'urgence. Deux heures plus tard, la compagnie qui avait installé l'ascenseur, la veille, est venue me sortir de là. Après quelques minutes dans le noir, le contrôleur a pris le micro pour nous expliquer que bientôt la panne serait réparée. Après trois essais, le train redémarrait et les voix résonnaient de nouveau.

Il était 21h00 quand la locomotive a mis les freins. Nous étions fatigués mais on devait faire un autre petit effort. La gare se trouve au sous-sol du Madison Square Garden. Il fallait sortir de là avec nos six valises. Nous avons pris un premier escalier roulant puis Normand a fait signe à un porteur. Dix minutes plus tard, nous étions assis silencieux dans un taxi. Le chauffeur, tout en parlant sur son cel, s'est faufilé entre les autos, dans un trafic fou, pour nous déposer devant l'entrée de "The Park Central New York Hotel.
La réception nous a remis nos deux cartes à puces et un porteur à monté nos bagages à la chambre 438. Une douche pour Normand et un bain chaud pour moi. Enfin, on pouvait relaxer. À minuit, j'ai pris mon antibiotique pour soigner ma pharyngite bactérienne et nous nous sommes couchés. New York nous attend demain !

Dans le prochain billet, je vous parlerai de cette ville enivrante
et vous montrerai quelques photos.




dimanche 9 janvier 2011

Fais dodo... grimimi

Je reviendrai bientôt vous parler, vous raconter ce beau voyage. Vous aimerez peut-être monter avec nous dans ce train pour voir New York, ses lumières et ses surprises...

Une semaine avant notre départ, c'est en entendant sa petite voix à peine audible que j'ai su qu'il était malade.  Grim, j'aimerais ça aller chez vous demain. Je n'avais pas encore annoncé à Th, mon petit-fils de dix ans que nous partions pour New York le 23. Alors, je lui ai demandé si je pouvais attrapé ce qu'il avait. Il a posé la question à sa mère. Elle lui a répondu « Non ». Le lendemain matin, il est arrivé avec mon fils M qui l'avait amené chez le médecin la veille. Il m'a expliqué qu'on avait pris une culture de salive, qu'on lui avait remis une prescription d'antibiotiques, au cas où. Il est reparti en me laissant le sac contenant des vêtements, des jeux et les comprimés Tylenol que Th devait prendre.

Deux jours plus tard, le vendredi soir en le ramenant chez lui, sa mère lui a dit : « Th, on a reçu les résultats de la culture. Tu es contagieux. Tu as une infection au streptocoque.» Elle s'est retournée vers moi et a ajouté: « Si tu as mal à la gorge, tu iras voir un médecin... »  La situation est déjà délicate avec ma belle-fille alors je préférais ne pas répondre. Pour me calmer, j'ai pris dans mes mains la tête de Th et je l'ai embrassée en lui disant que maintenant tout irait mieux. Je suis sortie et j'ai appris la nouvelle à Normand qui m'attendait dans l'auto.

Le dimanche soir, j'avais des picotements dans la gorge. Le mardi matin, c'était des lames de rasoir. Je pouvais voir mon médecin seulement vers 17:00 à l'urgence de la clinique médicale. Après quatre heures d'attente, on nous a demandé de partir parce que le médecin venait d'avoir un malaise et qu'il n'y avait pas d'autre médecin pour le remplacer. Le lendemain matin à 11:00, j'attendais dans la même clinique. Vers 13:00, j'ai reçu le diagnostic et une prescription d'antibiotiques pour une pharyngite bactérienne. Le soir même j'allais beaucoup mieux. Le lendemain matin à 06:45, notre ami Claude nous attendait devant la porte pour nous amener à la gare. À 09:10, deux gamins montaient dans un train pour... New York.

J'ai hâte de vous raconter ce beau voyage mais avant, je ne sais pas quelle mouche m'a piquée mais je suis toujours fatiguée. Rendez-vous avec mon médecin le 14. Pour le moment, c'est "Fais dodo grimimi".

« Le rire et le sommeil sont les meilleurs remèdes du monde.»
proverbe irlandais

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