samedi 24 décembre 2011

Le train pour New York et l'émerveillement...

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« J'ai full hâte, presque... 27 jours, grim !»  C'est toujours par cette petite phrase que commençaient nos conversations presque quotidiennes depuis que nous avions préparé, le 22 novembre, nos deux calendriers pour le décompte des trente jours qui nous mènerait à notre rêve. Cette petite phrase me donnait des ailes comme les oiseaux qui nourrissent avec tant d'amour, leurs petits oisillons. Puis, les 22 premiers jours ont glissé doucement jusqu'au bord de la dernière semaine.

Mais quelle semaine ! Une semaine où Th, mon petit-fils de onze ans, vivait dans l'attente de ce départ et moi dans l'attente de ses appels qui me rendaient presque euphorique. « Grim, presque 6 jours, j'ai trop hâte...» et comme ça, lentement, on est enfin arrivé à la veille de ce fameux départ. Ce soir-là, dès qu'il a entendu « Allo » il m'a dit d'un ton décidé, « Quelques heures... grim. » avant d'ajouter qu'il arriverait avec son père vers dix-neuf heures. Quand le moment de partir est venu pour mon fils M, que je sentais un peu fébrile, il a serré tendrement dans ses bras son petit gars en lui souhaitant de belles vacances. À mon tour, je l'ai embrassé en le remerciant de tout coeur.

C'était la première fois, que Th quittait ses parents pour plus d'une semaine et tout cela dans la période des fêtes de Noêl. Je réalise à quel point, mon fils et sa femme, en posant ce geste, démontraient tout l'amour  qu'ils ont pour leur petit bonhomme et toute la confiance qu'ils nous accordaient à Normand et moi. Th s'est couché à 21h30, il restait exactement 12 heures avant de quitter la gare en compagnie de Parker, heureux lui aussi de prendre le train pour New York. (ourson de la collection Bombay 2012.)  

Le lendemain matin à 07h00, notre ami Claude stationnait son auto. Tout était prêt et Normand l'attendait avec nos nouvelles valises roulantes... Nous étions Th et moi, installés sur la banquette arrière, contents de prendre la route des vacances... Mais depuis 23h00 la veille, des réparations urgentes avaient obligé la fermeture du tunnel Louis Hypollite Lafontaine. Tout le trafic convergeait vers la rue Notre-Dame ce qui a causé un immense bouchon de circulation. Deux heures plus tard, à 09h05, nous étions arrivés à la gare. Normand a fait la ligne pour prendre nos billets déjà réservés. À 09h25, nous montions enfin dans le train. Nous venions de vivre une expérience stressante mais avec un heureux développement grâce à notre ami Claude, chef pompier à la retraite, qui connaissait toutes les rues et les sens uniques de notre belle ville, j'ai nommé Montréal, Québec.

Depuis notre arrivée, tout est bonheur et joie. On a laissé dans le train les mauvais souvenirs pour préparer notre voyage d'amour et d'émerveillement. Nos yeux et nos coeurs sont de grandes valises, ils seront toujours capables de transporter les plus belles images d'un voyage fabuleux d'une grimimi et son adorable petit-fils Thomas. Merci à toutes les personnes qui ont rendu ce voyage possible... Merci la Vie !

« Comme une rose, un enfant,  c'est â la fois fragile et solide;
ça émerveille et ça étonne ! »
Richard Delisle

Joyeux Noël à tous !
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Photo:  Parker, ourson de la collection 2012
Compagnie Bombay pour la  Fondation de l'enfance

mercredi 30 novembre 2011

Ombre et Lumière

Quand il est là... je suis comme ça!
Parce qu'il ensoleille ma vie, qu'il pousse les nuages qui s'installent sans invitation, et qu'il m'apprend à rester jeune, je suis devenue accro. Accro à ses rires, ses histoires, ses espiègleries, ses jeux vidéo et sa musique. Il a fait de sa grand-maman de 68 ans, une vielle ado.  
Je le regarde avec émotion sur cette belle photo, prise cet été, à l'Île-des-Moulins de Terrebonne. C'était une journée rêvée pour faire un pique-nique. Il n'y avait aucun nuage dans ce magnifique ciel clair au-dessus de nos têtes, ni dans nos yeux d'un bleu heureux. Les arbres géants laissaient leurs longs bras dessiner des formes sophistiqués d'ombre et de lumière pendant que l'on cherchait un endroit tranquille où des arbres plus que centenaires filtreraient le trop plein de soleil.   
Il est ma boussole, mon équilibre, ma joie de vivre !
C'était le troisième été qu'on faisait cette tournée dans le Vieux-Terrebonne. Comme un pèlerinage, on suit toujours le même itinéraire. À l'épicerie, Thomas compose le menu; sushis, salades, pâtes, biscottes et pâtisseries. Pendant que grip et grim sortent les victuailles du panier, Th, mon petit-fils de onze ans, a déjà déniché un endroit pour s'amuser. Sportif et téméraire, il est grimpé dans un saule noir au-dessus de l'eau... Je reste caaaaalme mais je demande quand même à Normand de le surveiller.
Nous nous sommes installés sous un immense érable argenté qui remplissait bien son rôle de parasol pendant que nous dégustions, dans cette nature verdoyante, un repas santé signé Thomas.
Ombre et lumière... comme ma vie !
Il y a eu un cri de rassemblement lorsque les mouettes ont aperçu le petit contenant de pâtes que Th avait déposé sur le terrain dans un endroit ombragé. D'un coup, est apparu dix, puis vingt, puis quarante petites taches blanches qui illuminaient l'ombre du grand arbre.
Nous n'avions pas remarqué les "petites pancartes" à l'entrée.
INTERDIT DE NOURRIR LES OISEAUX
AMENDE 200.$
Nous avons quitté ce paradis pour nous rendre dans les petites boutiques. Le kiosque de crème glacée fut notre premier arrêt. Smoothie en main,Th pouvait continuer à marcher vers sa deuxième destination... C'est ici à la "Boutique Ésotérique" qu'il avait eu son coup de foudre, la première fois, pour le Vieux Terrebonne. Il n'avait eu des yeux que pour toutes ces pierres qui le fascinaient, et puis ce fut au tour d'un petit bracelet en corde tressée qui avait la prétention de réaliser un rêve... C'est dans la boutique que nous avons suivi les recommandations de la vendeuse. En attachant le bracelet à son poignet, il devait faire un voeux qui se réaliserait dès que la corde se brisait. Vingt jours plus tard, l'après-midi du 7 août 2009, le bracelet était tombé. Ce soir là, nous l'avons vu marquer son premier but au soccer. Voir tant d'émerveillement chez un enfant est un cadeau inestimable pour les grands-parents. Depuis, tous les ans nous retournons sur nos pas pour saisir le bonheur.
Deux vrais gars pour une course de Go-Kart...
C'était le jour de ma fête... 12 août = 68 ans. La journée a commencé comme ça pour mon plaisir de le voir courser avec son "grip". « Encore "grim" c'est trop l'fun,..»  Parce qu'il avait gagné, ce petit bonhomme, il en voulait toujours plus. La soirée, nous l'avons passée ensemble sur la terrasse du Bistro de l'Île-de-la-Visitation. Ce soir là, c'est moi qui ai gagné... et j'en voulais encore moi aussi. Pas des chiffres mais de la tendresse.    

L'été 2011... Je vous raconte. Pas toujours facile... Des absents qui me manquent. Des ballons jaunes, bleus ou rouges qu'on ne suspend plus pour célébrer certains anniversaires, pas d'appels, pas de cadeaux, ni gâteau. Le temps passe et j'avale ma douleur... Pourtant, je croyais en l'avenir, je croyais que je pourrais distribuer, comme une pompe à essence, la tendresse qui m'avait tant manquée dans mon enfance. Alors, j'ai essayé un remède parfois miraculeux, parfois nauséeux. J'ai lu. Beaucoup de lecture, des mois à tourner des pages pour tenter de déjouer ce mal qui rode autour de moi, qui m'attrape sournoisement, même sous la douche. Alors, je m'écrase et je laisse couler l'eau sur mes larmes quand ça devient impossible à supporter. Et, la lumière revient, les ombres disparaissent.
Nos vacances en septembre à Ogunquit ont été annulées pour cause de santé. Ma tachycardie jouait du tambour un peu trop vite pour quitter le fort, mais, nous irons à New York comme l'année passée.
Lisez bien ceci. Mon. fils M et sa femme ont accepté que Th nous accompagne. Le 22 décembre, trois gamins monteront dans le train pour un voyage fantastique de 12 heures. Sept jours à New York avec Normand et Th ça ne guérit pas tout mais ça soulage beaucoup. Merci la Vie !


 « L'amour se passe de cadeau, mais pas de présence.»
Félix Leclerc

lundi 8 août 2011

Thé aux arômes de confidences

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Samedi, je n'ai pas pris le thé dans le jardin avec une amie mais j'ai découvert, en feuilletant un livre, des petits billets cachés entre les pages. J'ai refermé le livre, et l'ai déposé sur la table en verre du salon. Cette simple recherche d'une citation m'avait secouée. J'ai décidé de faire de cette journée, une journée inoubliable. D'abord mon grand chapeau, puis, le panier d'osier dans lequel j'ai mis une petite nappe blanche, la théière et les deux tasses en porcelaine. "LE LIVRE" était entré le premier dans mon panier. Il me restait encore une chose à faire - demander à mon amoureux s'il voulait m'accompagner.

Nous nous sommes installés sous le grand saule pleureur pour profiter de l'ombre et de la fraîcheur de son immense parasol vert. Ce joli coin du jardin était prometteur de paix et de bonheur. Les oiseaux qui s'étaient retirés en voyant tout ce brouhaha n'avaient pas tardé à revenir piailler leur chant d'allégresse. C'est avec empressement que j'ai repris ma lecture. J'ai ouvert une page au hasard, puis une autre, et une encore. Je retrouvais dans chaque mot toujours la même tendresse, le même amour et la même passion. Quoi de plus romantique que de trouver tous ces doux petits mots écrits sur des papiers de toutes les couleurs, de toutes les grandeurs.

Cet amoureux écrivait des mots aux accents de poésie à celle qu'il aimait. À son amoureuse, son amie, il ouvrait son coeur sans détour pour lui déclarer son amour en terminant par ces mots « ton amoureux, ton ami, ton  amant. Je t'aime.» La lecture des 68 billets déposés entre les pages de ce livre, m'avait bouleversée... par les souvenirs que ces mots avaient fait surgir. Déjà trente ans depuis les premiers billets pliés en quatre qu'il déposait sur mon bureau.  Fébrilement, je dépliais lentement le papier pour lire avec tant de bonheur les quelques mots qui dansaient devant mes yeux. « Chaque minute me rapproche de toi. Je t'aime - Normand.». Et, il y en avait eu plusieurs autres.

Il lisait son roman pendant que je me promenais dans nos souvenirs et je crois que je suis retombée en amour comme aux premiers jours à ce moment-là. Il m'avait fallu un hasard pour enfin comprendre. Cet homme merveilleux qui m'a toujours soutenue, je voulais qu'il reprenne la première place dans mon coeur. J'ai versé le thé et lorsque je l'ai embrassé en lui donnant sa tasse, nous étions toujours amants. Nous avons échangé sur cette heure de lecture tout en pigeant dans le livre pour lire quelques billets doux. Quand je lui ai parlé de la chance d'être aimée à mon âge, il avait la réponse pour me rassurer : « On vit l'instant du moment, il n'y a pas d'âge.»  

Aujourd'hui, je rends grâce pour ce livre "L'abondance dans la simplicité". Cette lecture m'a appris la gratitude au fil des jours.

« Les belles surprises peuvent nous apprendre
 autant que les épreuves.»
Sarah Ban Breathnach
"L'abondance dans la simplicité"

jeudi 28 avril 2011

17 minutes ont suffi...

Quand le téléphone a sonné à 01h43, on s'est regardé avant de répondre. Ils étaient partis vers minuit. Normand a décroché et dès ses premiers mots j'ai compris. Th venait de rentrer de voyage. Il m'a remis le combiné et je me suis sentie revivre... Francine et Claude avaient passé la soirée de Pâques avec nous. Si les causeuses du salon pouvaient parler, elles auraient tant de choses à raconter sur nos conversations. Durant que les hommes regardaient leur match de hockey à la télé, les deux grands-mamans s'étaient confortablement calées dans les deux causeuses. C'était encore une autre fête sans nos petits-enfants. Mais l'appel de Th m'a transportée dans le récit de son voyage à Cuba. Parce qu'il sait que nous avons peur en avion, il m'a dit : « Grim, un jour, je vais faire un voyage en avion avec toi et "grip".» Il était 01:58, j'entendais son père, mon fils, lui dire qu'il était l'heure de se coucher et qu'on se verrait le lendemain matin. À 02h00, on raccrochait. En pleine nuit, il m'a permis de vivre un moment merveilleux rempli de gratitude. Dix sept minutes ont suffi pour réaliser qu'il y aura toujours des instants de bonheur et que certains rêves  peuvent aussi devenir réalité. 
« Vite Merlin... arrête de sentir partout, on doit rentrer... Th s'en vient.»
 
Durant que je reculais pour les laisser entrer, Merlin était déjà dans les bras de Th. Attendez... je veux prendre une photo et j'oubliais dans l'excitation que mon fils était encore dans le corridor.
Son sac était rempli de belles surprises qu'il avait bien hâte de nous donner. On s'est d'abord frotté nos nez, c'est ce que j'appelle "un bec chinois" depuis que mes trois adorables petits-enfants sont bébés. Il a sorti une boîte de cigares pour grip et pour grim... un beau coquillage, un petit pendentif avec une belle pierre montée sur une base en argent, et du miel de Cuba. Il a beaucoup de goût ce jeune garçon... Merci !
Alice et Merlin pour la fin !

mercredi 30 mars 2011

Un cri du coeur


Ces trois petites filles nous aurions tant aimé les voir grandir. Voir leurs petits pieds s'allonger, admirer leurs doigts fins sur un clavier ou du papier ou simplement les observer dans le silence d'un bonheur tranquille inspiré par leur présence. Elles ne sont pas soeurs, n'ont pas le même âge, ne se connaissent pas et ne jouent pas du piano mais ces trois petites-filles existent et vivent dans le coeur de leur grand-maman.

Dimanche soir, en fermant la porte derrière eux, j'ai eu mal. Mon coeur de grand-maman était étranglé par cette douleur indescriptible impossible à dompter. Encore une fois, les grands-parents devront retourner devant un juge s'ils veulent revoir leur petite-fille qui aura bientôt quatre ans. Depuis janvier 2010, elle était la princesse dans cette belle histoire d'amour entre deux générations. Le deuxième dimanche de chaque mois, entre 10h00 et 16h30, ils se retrouvaient tous les trois pour partager ces quelques heures de plaisir et de liberté. L'été dernier, elle avait même passé deux dodos chez ses grands-parents et au contraire de Caillou, elle disait qu'elle n'avait pas pleurer parce qu'elle n'avait pas eu peur... Puis, le 13 mars, la mère de cette petite fille et son mari, pour l'empêcher de tisser des liens avec ses grands-parents maternels, avaient décidé de mettre fin à cette belle complicité.

Il y a six mois, un autre couple de grands-parents s'est présenté une deuxième fois devant la cour pour un outrage au tribunal. Ils n'avaient jamais réussi à voir leur petite-fille même en ayant obtenu un jugement en décembre 2009 leur accordant des droits d'accès à leur petite princesse de cinq ans. La mère de cette enfant a joué au chat et à la souris avec sa fille afin de l'éloigner de ses grands-parents. Pour le bien-être de l'enfant, madame la Juge qui n'avait pas étudié le premier jugement, a préféré annuler les droits d'accès accordés aux grands-parents, même s'il existe un consensus dans la jurisprudence québécoise. L'article 611 du Code civil du Québec s'appuie sur le principe que les relations personnelles des enfants avec leurs grands-parents constituent une énorme richesse qu'ils ne peuvent retrouver nulle part ailleurs. Par conséquent, les en priver serait contre leur intérêt malgré l'opposition des parents.  

Je suis la grand-maman de l'une de ces trois petites filles. Je l'ai vu apprendre à marcher, à courir, à nager, à patiner. Je l'ai vu grandir jusqu'à l'âge de huit ans et deux mois. Puis un jour, son papa, mon fils, m'a dit que sa femme ne voulait plus que je vois les enfants. Le 9 juillet 2007, après vingt mois  d'attente, le tribunal m'a accordé des droits d'accès à ma petite-fille et à mon petit-fils. Nous avions fêté nos retrouvailles le 3 août de 16h00 à 21h30. Ensemble, on avait soufflé avec tant d'ardeur sur les dix bougies d'anniversaires de Mève et sur les huit de Jo, pour célébrer leurs anniversaires déjà passés. Ces cinq heures et trente minutes de bonheur glissaient si vite entre nos doigts que nous avions toujours hâte au prochain premier vendredi de chaque mois. Après trois mois, une méchante fée a mis fin à nos espiègleries du vendredi. C'était le 5 octobre 2007. Ça fait exactement 1,271 jours que je n'ai pas revu mon extraordinaire petite-fille. Mève aura 14 ans le 26 juillet prochain. Ses pieds allongent... elle sait sûrement danser.

Je suis révoltée par tant de haine et de méchanceté. On parle souvent de la violence des hommes mais rarement on s'attarde à cette violence, plus subtile, des femmes. Ces femmes, ces mères qui prétendent aimer leurs filles... ou parfois leur fils, savent-elles qu'il y a des blessures d'enfance qui ne guériront jamais?  Dans quel monde vivons-nous? Où est l'amour, la solidarité, l'entraide? Où sont passées les valeurs familiales quand nos enfants nous atteignent dans ce qui fait le plus mal?  Pourquoi ces trois mères nous ont-elles empêchées de voir nos petits-enfants? Pourquoi nous ont-elles privées de ces moments merveilleux?

Je ne suis plus capable de me taire. Je ne suis plus capable de faire semblant pour plaire. Je me lève et je  dénonce car ce silence m'étouffe et m'angoisse. Pour moi, c'est le plus grand drame d'espérance et un crime qui reste impuni.

Les enfants, une fois qu'on les aime, on les aime pour toujours...
carte urbanic (berthierville, qué.ca)

vendredi 11 mars 2011

Il faut se protéger pour survivre...

C'est toujours sur un coup de coeur que j'achète mes cartes. Celle-ci était vraiment magnifique. Colorée, vivante, avec un p'tit quelque chose qui semblait dire "Vive la vie !" Je venais de trouver sa carte. Pendant la relâche scolaire de Th, nous avons passé deux jours à vérifier l'agenda pour ne pas oublier de l'amener à son école de hockey et à la pratique régulière de son équipe Atone CC. Quand cet enfant est là, ma vie prend un autre sens. Chaque étincelle de joie devient une bénédiction. Je l'aime tout simplement et lui nous aime comme seuls les enfant savent aimer.

Tous les mercredis après-midi lorsque je sors du salon de coiffure, je me sens belle... j'ai des ailes et je veux me promener avec mon amoureux. Ce mercredi-là, nous sommes rentrés directement à la maison. Est-ce que j'ai lu? Je ne m'en souviens plus. Mais vers 18h00, j'ai répondu au téléphone et sans un mot, il s'est mis à chanter en espagnol, sa version modifiée de "Waving Flag". Quand il a eu terminé, je lui ai dit :  « Th, chante-la encore, d'accord.» --  « Pourquoi grim ?» -- « Parce que j'étais triste, et tu viens d'accrocher un sourire dans mon coeur.» Il l'a reprise et j'ai fredonné avec lui. Ma peine s'était envolée poussée par la joie de vivre de Th, mon petit-fils de dix ans. « Qu'est-ce qui est arrivé, grim? » Aujourd'hui, j'ai vu Jo au salon de coiffure. « Y as-tu parler?» J'ai vu entrer un p'tit gars qui venait se faire couper les cheveux mais sans mes lunettes, je ne l'ai pas reconnu. Quand je me suis levée, il était là tout près. Je lui ai dit "Bonjour" et je lui ai demandé si je pouvais l'embrasser. Il m'a dit « Oui.» - Je me suis penchée et lui ai donné deux bisous en lui disant à l'oreille : « Grand-maman s'ennuie de toi. Je t'aime.» -- « Moi aussi...»  Je ne l'avais pas revu depuis notre dernier "Vendredi Heureux" du 2 juillet et nous étions le 23 février 2011. Je suis rentrée à la maison...


J'étais dans la salle d'attente de mon médecin. La porte du bureau de ma psy était entrouverte. J'ai frappé, elle a levé la tête et avec un beau sourire, m'a invitée à entrer. Je lui ai remis sa carte d'anniversaire et elle a dit : «C'est vous l'ange.»  Elle a continué. « J'ai beaucoup pensé à vous lorsque j'ai vu, à la télé, cette grosse tempête de neige à New York. Je connaissais vos peurs.» - J'ai répondu « Mes peurs sont presque toutes parties. La peur est venue avec mes enfants et est repartie avec eux.» J'ai pleuré en lui racontant que mon vase était plein et que je devais le vider et j'ai continué. « Parfois, je ne sais plus comment je réagirais si on m'apprenait une mauvaise nouvelle concernant mes enfants... » - Elle a répondu : «  C'est normal. Il faut se protéger pour survivre...

Quelques heures plus tard, mon médecin m'annonçait que tous mes tests étaient normaux. J'étais en parfaite santé et c'est ce que je voulais entendre. Mais il voulait savoir pourquoi j'étais si fatiguée. « Quelque chose est-il arrivé depuis l'automne?»  J'ai commencé par dire non et j'ai senti mes larmes prendre possession de mes émotions. Je ne voulais pas pleurer, je ne voulais pas prendre trop de temps. Il y avait encore des gens malades qui attendaient pour consulter. Après lui avoir raconté que je ne voyais plus Jo depuis le 2 juillet, mon médecin qui me connaît depuis 30 ans, m'a dit : « Il va falloir que tu t'enlèves ça de la tête...»


« Je dois maintenant me souvenir uniquement 
 des images qui restent lumineuses
derrière mes paupières fermées.»
Kim Thuy - Extrait de "Ru"
Je ne sais pas si j'y arriverai. 

mercredi 23 février 2011

New York sous la neige dans Bryant Park


Ces quelques jours sous la neige nous ont permis de découvrir des endroits magnifiques et riches en histoire  comme ce parc nommé en l'honneur d'un poète romantique, journaliste et réformateur des droits civiques.   Là, sous cet arbre étoilé, éclairé par de petites ampoules bleues, j'ai senti s'allumer une étincelle de bonheur. La vie m'offrait quelque chose de merveilleux.... J'avais fui le temps des fêtes pour calmer les tempêtes de mon existence provoquées par le rejet et l'absence de mes petits-enfants. J'avais voulu partir seule avec Normand, fermer la porte derrière nous et retrouver le goût du bonheur à deux, sans hier, sans rien à penser...
Depuis presque trois heures nous attendions notre amie Hélène tout en suivant les infos à la télé. La météo annonçait pour ce lendemain de Noël, des tempêtes de neige accompagnées de vents violents. Puis, vers onze heures, elle était enfin arrivée, épuisée mais contente d'être à New York. Comme par magie, de gros flocons apparurent de l'autre côté de la vitre tourbillonnant entre les gratte-ciel. New-York serait bientôt ensevelie sous cet immense manteau blanc qui la paralyserait.
Alors, pour cette première journée à trois, nous avons marché, poussés par le vent vers les grands magasins. Le soir, nous étions attablés au restaurant de l'hôtel pour reprendre notre souper de Noël.
Avec 20 pouces (50cm) de neige accumulée, nos déplacements sont devenus un combat à chaque petit pas. Nous devions marcher dans des ornières, la gadoue nous mouillait les pieds et le froid nous transperçait. Mais rien ne viendrait ternir nos quatre derniers jours de vacances.
Neige en attente de fondre...
Quatre jours après le début de la tempête, New York était toujours désorganisée. C'était notre dernière journée et notre programme nous amenait dans Chinatown et Little Italy. Les taxis passaient devant nous sans s'arrêter. Après trente minutes de bras en l'air et de pieds dans la gadoue enfin... nous étions assis au chaud sur la banquette arrière. Après quelques heures à fouiner dans de belles petites boutiques et d'autres beaucoup moins belles nous avons terminé notre soirée dans un très bon restaurant italien sur la 8ème avenue. 
Le lendemain matin, à 06h30, la limousine attendait devant l'hôtel. Les vacances étaient terminées mais il restait encore un beau bout de chemin à parcourir. Douze heures tout en douceur bercé par le roulis. La fatigue s'était installée et nos yeux avaient besoin de repos après avoir contemplé tant de beauté. Nous rentions à la maison... Retrouver nos habitudes n'était pas une punition.
Il était 21h00 quand nous sommes rentrés. Cécile, notre voisine, venait tous les jours nourrir notre chatte Alice. Elle n'avait pas oublié d'allumer toutes les lumières en plus du sapin... Le retour était magique !

Fin du voyage à New York...



vendredi 11 février 2011

Moments de pur bonheur à New York !

 
Deux heures assis sur un banc dans Central Park... 
Un moment de pur bonheur !

Petite pause bien méritée... Le dîner est servi

Une nouvelle façon (verte) de visiter

.Nous adorons le blanc pour Noël

J'adore toutes ces jolies couronnes suspendues aux fenêtres

Les vitrines de la 5ème Avenue sont de véritables oeuvres d'art. Nous marchions en rang serré, caméra à la main afin d'immortaliser nos souvenirs de ce Noël si différent. Pourtant, ici comme ailleurs, les plus grands et les plus riches côtoient quelques sans abris couchés par terre enveloppés dans leur misère... Dans l'entrée d'une petite église un homme quêtait avec beaucoup de dignité. Il a refusé nos valises que nous voulions lui remettre le lendemain en nous disant : «Vous pouvez les laisser à l'une des trois petites églises... quelqu'un les acceptera.»
  
Dès l'entrée, dans cette imposante cathédrale construite en 1853, le personnel et une affiche nous indiquent que nos sacs peuvent être fouillés. Sans rouspéter, les fidèles et les visiteurs se prêtent à cet exercice qui leur rappelle cette triste journée du 11-09-2001.
Nous étions entrés par curiosité sans savoir qu'on célébrait une messe en espagnol. Dans cet espace, où 3000 personnes peuvent se réunir, les places étaient rares. Nous nous sommes assis vers l'arrière en attendant la fin de la messe. Il régnait un silence et un recueillement qui doucement m'ont enveloppée et créé un oasis de paix intérieure. Je sentais qu'il existait quelque chose plus grand que l'Homme... même pour les non-croyants.
Nous l'avons rencontré sur le chemin du retour.
Ils sont tous les deux vraiment magnifiques...

C'était notre souper de Noël et notre dernier souper en tête-à-tête avant que notre amie Hélène arrive le lendemain matin. Nous allions fêter au chic "City House Restaurant" situé dans l'hôtel. Je me préparais lorsque l'alarme d'incendie s'est mise à sonner. Il était environ 18h15. Il n'y avait pas de mouvement de panique mais nous avons quand même ramassé notre sac contenant les passeports. Quelques minutes plus tard, on descendait les quatre étages par les escaliers de service en entendant les sirènes hurlantes des camions de pompiers. Dans la rue, seulement deux rutilants camions dont celui-ci décoré comme un arbre de Noël. Il n'y a pas eu d'incendie, peut-être un petit feu... mais notre souper était à l'eau. Vers 21 heures, nous sommes sortis... pour un repas léger.

Le prochain  et dernier billet sera "New York sous la neige..."

mardi 1 février 2011

Promenade à pied... dans Manhattan

 
Hier soir, je me suis couchée éreintée, mais le bruit de Manhattan, qui entrait par la fenêtre entrouverte, m'a bercée doucement et transportée rapidement dans les bras de Morphée. Ce matin, en me réveillant, j'étais encore un peu dans le brouillard mais j'ai tout de suite reconnu ce bruit de la rue. Il était déjà 8h20. Le séchoir à cheveux ronronnait dans la salle de bains. Je me suis levée, c'était l'heure de mon antibiotique. Après le déjeuner nous sommes partis découvrir les plaisirs de New York en hiver. Dehors, il faisait très froid même si le soleil brillait. Pour cette première journée, on commencerait par Central Park à quelques rues de notre hôtel.
Voici mes premières photos prises avec ma nouvelle caméra. Un cadeau de Noël de moi à moi. Normand m'a offert un portable ce qui me permet d'écrire ce billet devant un bon feu de foyer.
Nous étions vraiment en admiration devant cet espace vert d'une superficie d'environ 4 km sur 800 mètres. Commencés en 1853, les travaux se sont poursuivis sur une période de dix-neuf ans. 1500 ouvriers travaillèrent quatorze heures par jour afin de planter quelques 500,000 arbres.
Nous avancions lentement mais souvent nos pas s'arrêtaient et nos regards erraient. Nos yeux cherchaient le meilleur endroit pour se poser et admirer. Toute cette beauté, créée de leurs mains par des êtres humains, nous émerveillait. Assis sur un banc, on profitait de ce spectacle enchanteur lorsque j'ai vu ce magnifique carrousel. Les petits et les grands attendaient fébrilement leur tour pendant que d'autres, sur leur monture, tenaient la bride serrée tout en riant.
Chaque année, plus de 250,000 personnes font un tour sur le carrousel de Central Park. La fameuse chevauchée fut très populaire dès son  ouverture en 1871. Après avoir été complètement détruit par le feu, en 1950, le Département des parcs et loisirs a trouvé, abandonné dans un terminal de chariot à Coney Island, ce superbe carrousel. Conçu en 1908, il est un merveilleux exemple de l'art populaire mettant en vedette 57 chevaux sculptés à la main et deux chars décoratifs. Le carrousel de plus de cent ans a subi de nombreuses séries de réparations et d'entretien. Il est vraiment époustouflant.
Qui vit sous cet accoutrement? L'artiste était là, planté comme la statue de la Liberté, entre les vendeurs de souvenirs et les touristes. Aucun mouvement apparent mais il était bien vivant. Certains passants l'examinaient, d'autres le photographiaient ou l'ignoraient complètement. Son courage et sa détermination m'interpelaient. Il fallait quand même être très déterminé pour garder la posture par un froid semblable. J'ai déposé les trois dollars dans sa boîte... et j'ai pris la photo. On m'a remerciée... en me  faisant un "Peace and Love". Regardez bien la photo...
Nous sommes retournés à l'hôtel vers 16h30, les joues rougies par le vent et les yeux brillants. On avait besoin d'une pause (lecture et Skip Bo) avant d'entreprendre la soirée... et d'assister à la messe de minuit à la Cathédrale Saint-Patrick mais tous les sièges étaient déjà réservés. Pour les places debout, on devait faire la queue à l'extérieur à partir de 21h00. Nous avons donc changé d'itinéraire. On fêterait le Réveillon dans la rue avec des inconnus.
Nous avons quitté l'hôtel, vers 23 heures. Bien emmitouflés dans nos chandails de laine et nos manteaux chauds, nous étions prêts pour affronter cette froide nuit sans le moindre frisson... C'est devant le Rockefeller Center, qu'enfin, de mes yeux bleus, j'ai vu ce magnifique sapin. L'arbre de 22,5 mètres était illuminé avec 30,000 petites lumières. C'est une tradition depuis 1933.
Je l'avais déjà vue à la télévision mais ce soir, cette foule était devant nous. Des personnes de tout âge étaient rassemblées, dans une ambiance de fête, comme des enfants devant leurs cadeaux. C'est dans cette atmosphère de bonheur et de plaisir, qu'à minuit, nous étions encore là pour nous souhaiter "Un Amoureux et Joyeux Noël". Les patineurs glissaient sur les rythmes des airs de Noël quand nous les avons quittés.
Nous avons marché jusqu'à Times Square. Ce quartier en constante effervescence, à toute heure du jour et de la nuit, est reconnu pour être l'une des «places» les plus célèbres et les plus animées au monde. On avançait à pas de tortue... Des milliers de personnes, venues de tous les coins du monde, déambulaient  dans la joie et le respect. Les policiers étaient partout. C'était une nuit de bonheur contagieux dans une ville magique et féérique. Nous sommes rentrés épuisés mais si heureux de cette première journée. Ce 24 décembre 2010, on ne l'oubliera jamais.

Dans le prochain billet, je vous parlerai
de la 5ème Avenue et plus encore...

mardi 25 janvier 2011

Montréal-New York en train: long mais...

Photo: L'ourson Stuart - Collection Bombay 2010

Enfin, nous étions bien assis dans ce train Montréal-New York. Cette décision que j'avais prise pour changer le cours des choses, quelques semaines avant Noël, je ne la regrettais pas du tout, au contraire. Mais, nous avions vécu quelques péripéties avant d'être assis... et ce n'était pas à cause d'un retard. Notre ami Claude, qui ressemble à Normand quand on parle de ponctualité et de mots croisés, nous avait déposés dans le hall de la gare Centrale à 7h40 avec nos SIX valises pour notre semaine de vacances du 23 au 30 décembre. Normand a pris nos billets réservés pendant que j'attendais sur un banc en surveillant les nombreux bagages. Nos belles valises ne convenaient pas du tout. Nous étions les seuls à voyager "sans roues".

À 9h10, le coeur léger comme deux gamins, nous embarquions dans le train. Une belle surprise nous attendait en voyant l'intérieur La vue était parfaite, tout était impeccable. Le porteur avait installé nos valises à l'endroit demandé. Les voyageurs s'occupaient à placer leurs effets pour cette longue randonnée de onze heures. Il régnait dans ce train une atmosphère de bonheur et de bonne humeur.  De jeunes adultes, en petits groupes, quittaient le Québec pour la première fois sans parents et les couples d'amoureux se collaient l'un contre l'autre en s'embrassant.  Les enfants, encore trop jeunes pour voyager seuls, avaient leurs jeux électroniques ou des poupées Barbie pour s'amuser. D'autres, comme nous, avaient un livre ou un jeu de cartes. Tous savouraient ces beaux moments de liberté. Les ordi, comme de petits chiens, suivaient partout leurs maîtres. Mais il y avait aussi la précieuse valise ou le cabas qui contenait tout ce qui était nécessaire pour rendre le voyage encore plus agréable. Le jeté confortable pour la petite sieste, la mini oreiller pour sommeiller et évidemment il ne faut pas oublier de s'alimenter. Fromages,  yogourt, "grignoteries" et fruits ont fait l'aller-retour.

On a mis une heure et demie pour atteindre la frontière... et plus de deux heures, immobilisés. avant que les contrôles douaniers soient complétés. Heureusement, quand on est reparti, après Rouses Point, le tempo s'est accéléré. Je reprend ici la description de Mario Fontaine, La Presse. « Et on en avait plein la vue. Après Plattsburgh, la voie ferrée longe le lac Champlain sur toute sa longueur avec, en fond de scène, les montagnes du Vermont. Puis c'est le lac George, suivi de l'Hudson dont on suit les moindres méandres. À Albany, on passera de l'autre côté du fleuve, et on y restera jusqu'à New York. »

Il restait environ cinq kilomètres et se sont souvent les plus longs. Les passagers se levaient lentement et commençaient à ramasser leurs affaires, à enfiler les manteaux, à chercher les bottes sous les bancs quand les lumières se sont éteintes et rallumées. Nous étions dans un long tunnel et soudain le train s'est arrêté. La noirceur totale, les chuchotements qu'on entend. Rien pour me rassurer. Mais Normand est là... il sait que je n'aime pas cette situation. La peur remonte quand je me sens prise au piège parce qu'elle me rappelle un samedi de 1987. Je n'ai pas encore oublié. L'ascenseur a fermé ses portes au 5ème étage et plus rien ne fonctionnait. L'immeuble neuf était encore inhabité. Deux agents immobiliers se trouvaient dans leur bureau au rez-de-chaussée. Ils n'entendaient pas la sonnerie qui diminuait d'intensité à toutes les fois que je pesais sur le bouton d'urgence. Deux heures plus tard, la compagnie qui avait installé l'ascenseur, la veille, est venue me sortir de là. Après quelques minutes dans le noir, le contrôleur a pris le micro pour nous expliquer que bientôt la panne serait réparée. Après trois essais, le train redémarrait et les voix résonnaient de nouveau.

Il était 21h00 quand la locomotive a mis les freins. Nous étions fatigués mais on devait faire un autre petit effort. La gare se trouve au sous-sol du Madison Square Garden. Il fallait sortir de là avec nos six valises. Nous avons pris un premier escalier roulant puis Normand a fait signe à un porteur. Dix minutes plus tard, nous étions assis silencieux dans un taxi. Le chauffeur, tout en parlant sur son cel, s'est faufilé entre les autos, dans un trafic fou, pour nous déposer devant l'entrée de "The Park Central New York Hotel.
La réception nous a remis nos deux cartes à puces et un porteur à monté nos bagages à la chambre 438. Une douche pour Normand et un bain chaud pour moi. Enfin, on pouvait relaxer. À minuit, j'ai pris mon antibiotique pour soigner ma pharyngite bactérienne et nous nous sommes couchés. New York nous attend demain !

Dans le prochain billet, je vous parlerai de cette ville enivrante
et vous montrerai quelques photos.




dimanche 9 janvier 2011

Fais dodo... grimimi

Je reviendrai bientôt vous parler, vous raconter ce beau voyage. Vous aimerez peut-être monter avec nous dans ce train pour voir New York, ses lumières et ses surprises...

Une semaine avant notre départ, c'est en entendant sa petite voix à peine audible que j'ai su qu'il était malade.  Grim, j'aimerais ça aller chez vous demain. Je n'avais pas encore annoncé à Th, mon petit-fils de dix ans que nous partions pour New York le 23. Alors, je lui ai demandé si je pouvais attrapé ce qu'il avait. Il a posé la question à sa mère. Elle lui a répondu « Non ». Le lendemain matin, il est arrivé avec mon fils M qui l'avait amené chez le médecin la veille. Il m'a expliqué qu'on avait pris une culture de salive, qu'on lui avait remis une prescription d'antibiotiques, au cas où. Il est reparti en me laissant le sac contenant des vêtements, des jeux et les comprimés Tylenol que Th devait prendre.

Deux jours plus tard, le vendredi soir en le ramenant chez lui, sa mère lui a dit : « Th, on a reçu les résultats de la culture. Tu es contagieux. Tu as une infection au streptocoque.» Elle s'est retournée vers moi et a ajouté: « Si tu as mal à la gorge, tu iras voir un médecin... »  La situation est déjà délicate avec ma belle-fille alors je préférais ne pas répondre. Pour me calmer, j'ai pris dans mes mains la tête de Th et je l'ai embrassée en lui disant que maintenant tout irait mieux. Je suis sortie et j'ai appris la nouvelle à Normand qui m'attendait dans l'auto.

Le dimanche soir, j'avais des picotements dans la gorge. Le mardi matin, c'était des lames de rasoir. Je pouvais voir mon médecin seulement vers 17:00 à l'urgence de la clinique médicale. Après quatre heures d'attente, on nous a demandé de partir parce que le médecin venait d'avoir un malaise et qu'il n'y avait pas d'autre médecin pour le remplacer. Le lendemain matin à 11:00, j'attendais dans la même clinique. Vers 13:00, j'ai reçu le diagnostic et une prescription d'antibiotiques pour une pharyngite bactérienne. Le soir même j'allais beaucoup mieux. Le lendemain matin à 06:45, notre ami Claude nous attendait devant la porte pour nous amener à la gare. À 09:10, deux gamins montaient dans un train pour... New York.

J'ai hâte de vous raconter ce beau voyage mais avant, je ne sais pas quelle mouche m'a piquée mais je suis toujours fatiguée. Rendez-vous avec mon médecin le 14. Pour le moment, c'est "Fais dodo grimimi".

« Le rire et le sommeil sont les meilleurs remèdes du monde.»
proverbe irlandais

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