mercredi 17 février 2010

Et si c'était à refaire maman...

Réalisée par SueL en 2009 (glacis)
Pourtant ce n'est pas de peinture que je veux vous parler aujourd'hui. Mais j'aime illustrer un billet, je trouve que ça lui donne de la vie, de la couleur et des formes. Depuis trois ans, je n'arrive plus à peindre... Je me suis donc inscrite à un cours dans l'espoir de retrouver le plaisir de choisir le sujet, de sortir une toile, mes tubes de peinture à l'huile, le gros vase en verre contenant mes pinceaux et l'excitation quand on voit l'oeuvre s'embellir au fil des coups de couleur. Hélas, la professeure avait décidé qu'on ferait un paysage de Corot et un glacis. Voici le glacis!

Je reprends ce soir le billet du 9 février "Leçon de Vie...pour tous!" J'aimerais expliquer quelques détails et approfondir certains comportements. Le 9 février 1973 est pour moi et sûrement pour toute ma famille ce que le 11 septembre 2001 est pour d'autres. Maman était solide comme les deux tours du World Trade Center, se plaignait rarement et surtout n'était jamais malade... ne prenait ni médicament, ni boisson. L'était-elle psychologiquement? Cela je ne pourrais le dire mais les psychiatres qui la traitaient n'ont jamais parlé de maladie latente ou autres.

Mes premiers souvenirs remontent à l'âge de huit ou neuf ans. Nous sommes assis autour de la table, maman, mes deux frères et moi, mes deux petites soeurs sont encore trop jeunes. C'est le petit déjeuner avant l'école, maman ne parle pas mais nous sert nos toast et le succulent beurre d'érable qu'elle faisait. Ses seules paroles sont pour nous demander si on veut une autre toast. Comme à tous les matins, mes frères s'adressent à moi en m'appelant Robert. Je ne sais pas pourquoi ce nom et je demande à maman de leur dire d'arrêter. Elle a déjà essayé mais ne réussit pas à les faire taire. Je pleure et elle me dit :« arrête, sois raisonnable. » Ça sonne à la porte, c'est mon amie Lorraine qui vient me chercher et là un autre drame va commencer. Lorraine a mon âge mais pèse le double... mes frères vont imiter le bruit d'un ours, un personnage qu'on voit à la télé. Je me lève pour aller ouvrir et je les entends...rire. Je pars avec mon amie sans pouvoir lui raconter pourquoi j'ai pleuré encore ce matin.

Une petite phrase m'a torturée longtemps. Mes parents ne se chicanaient jamais et lorsque papa arrivait du travail, il embrassait toujours maman, la même chose lorsqu'il sortait. Un soir, je devais avoir environ neuf ans, je me suis réveillée et mes parents se chicanaient. Les voix montaient et maman a dit : « tu verras bien quand les enfants auront l'âge qui de nous deux ils choisiront...» On était en 1952, il n'y avait pas de divorce à cette époque dans notre quartier pauvre mais j'ai commencé à pleurer en silence. Comment je pourrais choisir entre les deux. C'était impossible, je les aimais et pourquoi maman a dit ça... Je devais être plus raisonnable et ne rien dire. J'ai connu la réponse en 1977

Un matin, en m'habillant pour l'école, j'étends le bras pour prendre mes vêtements... et oups une petite souris sort. J'ai peur, je hurle, je crie "Maman" il y a une souris dans mon lit et la réponse est venue comme ça. «Les petites bêtes mangent pas les grosses bêtes. » Merci maman tu m'as souvent coupé les ailes avec tes petites phrases. Quelqu'un n'a pas besoin de parler pour te blesser et n'a pas besoin d'arme pour te tuer.
Puis tu t'habitues, tu te renfermes, tu ne manges plus mais personne ne voit rien, tu es hospitalisée, tu reviens et personne ne voit encore rien... Il y a une bonne voisine qui sera une personne significative pour moi et elle deviendra ma belle-mère quand à 17 ans je me marierai avec le frère de Lorraine qui a 24 ans. Deux ans plus tard, nous serons les heureux parents de M. un garçon et trois ans après de S. un autre garçon.

Mon père adorait le cinéma anglais et maman n'était pas bilingue. Il a trouvé une solution à ce petit problème. Maman irait au cinéma avec sa belle-soeur qui habitait chez nous et papa irait seul... Et plus tard, quand tante Alice est partie, ils ont repris les sorties à deux. Le mercredi, était soir de sortie. Je le vois encore aujourd'hui, même si cela fait plus de 45 ans. C'est devant le lavabo de la cuisine qu'il se préparait. Son ramage était clair et joyeux. On le sentait léger comme une bulle, on aurait dit un oiseau qui s'envolait, il était intouchable et rien ne l'empêcherait de sortir, même si trois jours plus tôt il était encore hospitalisé pour un infarctus. Maman avait les yeux sortis de la tête et n'arrêtait pas de critiquer mais il continuait à siffler comme un merle avant le coucher du soleil. On le regardait, il était heureux. Pourquoi maman chialait toujours quand il sifflait? Ils soupaient et partaient ensemble pour leur belle soirée d'amoureux.

Et un dimanche soir de l'été 1977... je rendais visite à mes parents qui étaient seuls. Les enfants ont toujours été là pour les soutenir et les aider mais on avait tous des familles maintenant. C'était beaucoup plus difficile et le moral des troupes était bas. La maladie a éloigné les soeurs et frères de maman, ils disaient qu'ils n'aimaient pas la voir dans cet état que ça les déprimait. Nous regardions la télé quand maman m'a dit :
« Viens dans la cuisine, j'veux te parler. » Elle s'est retournée vers mon père et lui a dit : « Toi, tu restes ici. » Nous nous sommes installées dans à la table et elle m'a raconté une partie importante de sa vie. C'était fini le temps des paraboles. Pendant plus de deux heures, je l'ai écouté et je savais qu'elle disait la vérité. Ce soir là, elle m'a raconté comment, plus jeune, elle avait pris son mari en plein délit d'homosexualité et que plus tard, les sorties au cinéma servaient à faire des rencontres. Mais, pendant ce temps, maman était dans la salle noire, traumatisée, tétanisée et emmurée dans son silence. Pourquoi maman es-tu restée... L'argent! L'argent qu'elle n'avait pas pour faire vivre ses enfants et plus tard... Ce soir là, papa savait que maman m'avait dit le gros secret. Il était tard quand je suis partie, j'ai embrassé mon père comme toutes les fois où je le voyais, rien n'a jamais changé dans mes relations avec mes parents. J'ai vérifié avec la personne que maman m'avait nommée et sa réponse fut « Sue, un jour ta mère m'a confié un secret et elle m'a demandé de ne jamais en parler. » Papa est mort le 12 octobre 1977 et j'ai trouvé la vie injuste...j'ai beaucoup pleuré. C'est parfois cruelle la vie... même s'il y a des rires, des oiseaux qui chantent et des enfants qui dansent.

Et là ce soir, je ne peux ni ne veux juger personne. La maladie a tout pris. Notre mère à 60 ans, notre père à 67 ans, ma jeune soeur qui n'acceptait pas de voir sa mère dans cet état et que j'ai revue à peine dix fois les quinze premières années et qu'on ne voit plus depuis vingt ans, qui n'est pas venue au salon funéraire, ni à l'enterrement. Tous nos p'tits bonheurs ont eu un goût amer pendant ces 33 ans. Être présents auprès de notre mère, pendant toutes ces années, nous a détruits moralement et quelques-uns physiquement. Les obligations étaient lourdes mais nous étions incapables de lâcher prise. On vivait beaucoup de culpabilité.
Avons-nous fait les bons choix? Parfois j'en doute...mais comme le dit souvent Normand :


« C'est facile après la course...»

35 commentaires:

  1. *** Bonsoir Grimimi ! J'ai les larmes aux yeux en terminant de lire ton récit. C'est dur, très dur. Et si c'était à refaire ? voilà une question à laquelle il est difficile de répondre. Je t'embrasse et je suis avec toi par la pensée, je t'accompagne. Bises respectueuses. ***

    RépondreSupprimer
  2. bonjour Grimimi
    un jour j'ai lu chez Halimi dans Fritna un beau livre qu'elle a écrit sur sa mère qu'elle se racontait une fois sa maman décédée d'Alzheimer qu'elle devait aux morts la vérité..
    CERTAINS estropiés de l'esprit lui reprochaient son affabilité et ce désir fou de dénoncer et 'étendre du linge sale
    ils ne savaient pas que ce linge pourissait sa vie depuis longtemps déjà et que l'heure était aux aveux à la liberté
    un silence qui tue qui opprime qui déflagre parcequ'on a été l'enfant du silence
    Sue, je n'ai rien à t'ajouter tu es sur ta voie, belle sertie de la liberté fais-en ton garde fou pour ne plus jamais t'atteindre dans ton intégrité..
    TE RAPPELLES6TU UNE FOIS TU M4AVAIS DEMANDE POURQUOI STOCKHOLM eh bien nous sommes de ces gens à qui on a fait du mal et qui culpabilisent longtemps d'avoir été la source de ce mal
    nous culpabilisons pour tout par ce silence qu'on a imbibé avec nos vies
    je t'aime

    RépondreSupprimer
  3. j'ai lu avec tant d'attention aussi Sue et d'émotion...tu n'as pas connu et lu les premiers messages de mon blog de Clara que j'ai détruits, sur cette enfant démolie par le manque de sa mère, de sa soeur, le rejet, l'injustice...
    comme dit Lilia toute sa vie on le porte en soi, on fait au mieux avec notre culpabilité, parfois simplement d'être en vie, parfois quand c'est trop bien, on détruit pour ne pas être quitté ou punie, on détruit avant pour pouvoir dire" c'est moi qui choisit enfin" et après on vit avec sa culpabilté terrifante;
    Sue , comme Llia qui m'a lu d'un trais en un soir et m'a apporté un soutien sans faille, je t'apporte un soutien identique comme tous les gens dont l'enfance a été traumatisée et qui se reconnaissent dans le bonheur mais aussi le poids quotidien des vêtements de malheur qu'on n'arrive pas à ôter...

    j'ai eu peur au début quuand tu es venue me voir sur mon blog , ayant à vivre avec mes douleurs et mes blessures profondes...mais çà aide tellement d'aider les , de les comprendre...

    désires tu que je te mette sur mon autre blog...sans la moindre obligation

    je t'embrasse Sue j'ai encore bcp à lire sur ton espace mais je te renvoie la chaleur que tu m'apportes
    belle journée
    à vous aussi Lilia et nancy

    RépondreSupprimer
  4. et pour ton papa personne ne peut juger c'est un sujet si délicat, mais que ta maman a dû bien en souffrir...la vie était en plus si différente et lourde pour nos mères

    tu as du courage de livrer tes blessures aussi...mais çà aide tant !

    RépondreSupprimer
  5. Grimimi ♥ que de blessures de l'enfance, que de fardeaux à porter même plus tard... ta tristesse est palpable, je voudrais pouvoir te tendre les bras...

    C'était vraiment pas drôle pour ta mère et pour toi et pour les autres.

    J'ai vécu des choses difficiles par rapport à l'alcoolisme de mon père dans mon enfance mais sa mort ma permis de me décharger de ce fardeau et de faire la paix avec sa mémoire. C'est ce que je souhaite à tous, faire la paix avec son passé.


    Élé

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour Nancy,

    Il ne faut jamais oublier que je le fais pour me libérer et avancer.

    Je suis forte mais très sensible. J'espère trouver un meilleur équilibre émotionnel.

    Par ma fenêtre ouverte, tu as déposé un cadeau et des voeux chaleureux. Merci!
    Becs chinois xx

    PS. Amusez-vous en famille...

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour Lilia,
    Comment te dire MERCI! pour toutes ces explications qui me permettront d'ouvrir une nouvelle porte vers MA liberté.
    Le syndrome de Stockholm auquel je ne m'associais pas, je viens de le comprendre dans tout son sens.

    J'aimerais t'embrasser et te serrer dans mes bras pour m'avoir laissé par ma petite fenêtre ouverte ce gros cadeau emballé dans un écrin de liberté...

    Je t'aime et t'envoie des becs chinois à l'infini xxxxxxxxxxxx
    sue

    RépondreSupprimer
  8. Mes esperluettes me semblent bien futiles face à toutes vos détresses, à toutes vos tristesses et à vos lourds sentiments de doute... mais si elles peuvent vous divertir un instant...

    Tout ce qui a été fait ou défait, dit ou tu, provoqué ou subi appartient au passé et ne pourra jamais être modifié.
    Par contre, il n'appartient qu'à nous, à vous, à moi d'écrire au présent et au futur de belles pages de bonheur!

    Bon courage à toutes!

    RépondreSupprimer
  9. Bonjour Nanou,
    Une semaine agitée pour les deux mamies...
    J'ai toujours souffert du silence de ma mère et je crois aux vertus thérapeutiques du partage.
    Je te remercie de m'ouvrir ton espace intime... je ne sais pas quand je le lirai mais je sais que je le lirai bientôt.

    Pour ce cadeau d'amitié offert par ma petite fenêtre ouverte je t'envoie par le même chemin un panier de pensées amicales.
    Becs chinois xx Sue

    RépondreSupprimer
  10. Nancy,
    L'orientation sexuelle de mon père n'a pas brimé ma vie. Souvent maman a été jalouse de notre relation surtout vers l'adolescence. Je l'aimais parce qu'il avait confiance en moi, qu'il m'encourageait et qu'il était un bon vivant...
    Par contre je sais que maman en a souffert et cela est très malheureux.

    Je suis certaine qu'il aimait sa femme et ses enfants.

    Becs chinois xx Sue

    RépondreSupprimer
  11. Bonjour Éléonore,

    Je ne sais pas si on peut totalement oublier notre passé. On se rappèlera toujours des bons moments alors comment fait-on pour oublier ceux qui ont causé des blessures?

    Je marchais dans des ornières depuis quatre ans et avec de l'aide et quelques changements, je marche maintenant d'un pas assuré vers la Liberté.

    Tu m'as tendu les bras et offert un cadeau par ma fenêtre ouverte, je te remercie et t'envoie une voleé de becs sue-crés xxxxxxxxx

    RépondreSupprimer
  12. Bonjour Epamin'

    Imagine un monde où il n'y aurait plus tes esperluettes...

    Comment ferais-je pour me distraire, pour améliorer mon vocabulaire, pour parler de Roudoudou et de ma ménagerie de peluches.

    S'il n'y avait que tristesses et détresse, la vie serait bien tristounette... Mais si tout le monde écrivait sur le bonheur, il n'y aurait plus ce besoin pour plusieurs blogueurs et il y aurait beaucoup de chômeurs (tous les psy et autres).

    Par cette petite fenêtre ouverte, tu m'as offert le cadeau du bonheur et je ferai tout pour qu'il reste dans mon coeur.
    Becs chinois Xx

    RépondreSupprimer
  13. J'ai lu ton récit avec beaucoup de peine, pour ta mère d'abord qui a eu une vie misérable et pour ces enfants qui ont manqué de sa chaleur. Je comprend ton désaroi et je suis de tout coeur avec toi.

    RépondreSupprimer
  14. »Sue

    Tu comprendras que tout ce que tu as écrit ne me surprends pas du tout, n'est-ce pas?

    Et on dira après que c'était mieux « dans le bon vieux temps ». Je n'irais pas là pour rien au monde. J'aime mieux nos minuscules progrès d'aujourd'hui et me battre pour les garder.

    Becs tropicaux pas trop piquants.

    (Je me demande, par ailleurs, si tes deux belle-filles ne seraient pas craintives relativement à ton évolution dans la vie, menaçante pour la stabilité et le contrôle émotif de leur ménage. Suis peut-être dans les patates, mais ça ne m'étonnerait pas pour deux sous.)

    RépondreSupprimer
  15. Bonsoir Solange,

    Pauvre maman qui disait:
    « Quand t'es née pour un p'tit pain t'auras jamais une boulangerie.»
    C'est ce qu'elle me disait quand j'étais jeune. Peut être pour me protéger des déceptions ou parce qu'elle avait cessé de croire... Des phrases négatives de ce genre elle en avait tout un répertoire.

    Je n'ai jamais voulu lui ressembler même si c'était une très bonne personne. Je voulais croire qu'il y avait autre chose et il y avait...

    Un gros Merci pour ce cadeau de sollicitude laissé par ma fenêtre ouverte.
    Becs chinois xx

    RépondreSupprimer
  16. Bonsoir Zed chère confidente,
    je ne referais ce parcours pour aucune considération.
    Quand tu cites « que c'était mieux dans le bon vieux temps » je ne pourrai JAMAIS entendre quelqu'un dire ça sans contester âprement.

    Troisiève volet, le plus important.
    En ce qui concerne les brus(tes).
    La plus jeune; 38 ans, mais un dinosaure de l'âge de pierre qui a eu peur de moi dès la première rencontre en 1992. Pourtant, je ne mordais personne à cette époque, j'étais tout doux tout minou(ne) surtout pour mes chers enfants.
    Un mois avant leur mariage, S. 31 ans, m'a appelée pour me dire qu'il hésitait à se marier.
    Je lui avais répondu que ça coûtait moins cher de canceler le mariage que de divorcer.
    Ils se sont mariés le 29 juin 1996 juste avant les 25 ans de Mlle, le 11 juillet. Tu peux t'imaginer... la vieille fille de St-Denis.

    L'autre: aura 48 ans le 17 mars.
    Père absent, mère alcoolique, 7 enfants. C'était un coeur cette fille là, je l'aimais comme ma fille. Mon fils M. c'est un bon gars mais c'est un gars...qui rénove mais ne se ramasse pas.
    Jamais eu de problème. M. fait la cuisine, les bonnes p'tites bouffes, les gars dans le s/sol les filles en haut à copiner...
    Un jour un bébé, le bonheur pour elle pour moi.
    En 2005, Th 5 ans, m'a appelée Gr... le tissage était serré entre nous. La même chose avec Mève sa cousine.
    Octobre 2005, impossible de voir Mève et Jo les enfants de S. et janvier 2007 impossible de voir Th
    J'ai vu une psy février 06, m'a écoutée et conseillée d'arrêter de toujours donner mon approbation à L
    Merci pour ce précieux conseil, je suis née cette journée là...
    Quand penses-tu maintenant chère psy?
    Ton cadeau a remué ma fenêtre et brisé la vitre. hihihi
    Becs chinois avec longues baguettes

    RépondreSupprimer
  17. Bonsoir ma chère Sue,
    Je trouve seulement une chose à dire. Vous êtes inspirante.
    Dans votre façon d'écrire, de voir les choses...
    Il y a dans vos textes des mots et des phrases clés que j'affectionne.
    Les blessures de l'enfance... :( tellement difficile à composer avec notre enfant intérieur blesser qui cris à l'aide...
    :( bonne nuit et prenez soins de vous!!
    xoxo
    -Jane
    (Merci beaucoup pour votre doux commentaire sur mon blogue :D )

    RépondreSupprimer
  18. Bonsoir Jane, petite fille dans mon coeur de grimimi.
    Ma Mève... un jour, reviendra et j'aimerais qu'elle soit comme toi.
    Je pense qu'à son âge tu devais être comme elle...tu sais, je l'ai souvent décrite.

    C'est un grand compliment que tu me fais. Tu es une lectrice avertie et une critique avisée.
    Tu touveras tes mots et tes phrases clés sûrement mieux que les miennes... tu verras.

    Merci Jane! Tu m'as offert avec affection un cadeau sans prix déposé par ma petite fenêtre ouverte.
    Becs chinois pour toi & J. Xx

    RépondreSupprimer
  19. »Sue

    Ce que j'en pense, c'est que c'est épuisant de lutter contre les stéréotypes masculins set féminins mais que c'est la seule chose à faire pour amorcer des changements essentiels dans notre société.

    Tout est à tenir en considération car ils sont partout, même sur les couches des tout-petits. Avant même leur naissance, les chambres en sont pleines dès qu'on en connait le sexe. Me semble que les résultats sont peu probants à ce jour... Mais ça vend.

    Toute cette violence physique, psychologique, débute par une violence symbolique et iconographique. Nous sommes revenus à la période avant la « révolution tranquille », son summum dans les années '60, où les manuels scolaires avaient été changés, l'enseignement aussi, les femmes et les hommes prenant graduellement, après tant de luttes, la même place, les mêmes rôles, la même nature (sauf certains détails bien utiles si on veut se reproduire (et avec un peu d'habileté, dans le plaisir, même!!! :D :D :D). Un pas devant, vite le marché nous ramène derrière. Ultra capitalisme oblige.

    Question de $$$... Plus on divise et on oppose, plus ça crée des marchés. $$$, toujours $$$. et pour se nourrir, le système économique, politique, marche à l'idéologie. Il est même conçu pour tolérer une certaine élasticité, lui qui tente d'absorber et de récupérer toutes les différences, toutes les formes de contestation.

    Les générations que tu décris sont une variante de la situation commune de tant de familles, Sue! Tu sais que eu n'es pas seule à vivre les conséquences de ces modèles moyenâgeux patriarcaux.

    Une belle-maman qui évolue, se bouge les neurones et la réflexion, que dis-je se révolutionne, tout cela sans la vengeance qui faciliterait tant la non-culpabilité de ces parents qui s'/t'/éloignent, c'est menaçant pour les insécures. Les femmes sont éduquées à compétitionner entre elles autour des hommes et eux à ne pas développer leur sensibilité, ni leurs aptitude au langage et à l'expression, sauf avec des poings. Cela inclut bien sûr les conjoints, face à leur premier amour féminin, la maman.

    Qu'en penses-tu?

    Zed et des bisous entre de longues moustaches de chat.

    RépondreSupprimer
  20. »Sue

    Correction!

    Cela inclut les conjointEs des fils dont le premier amour féminin fut bien entendu la maman.

    Désolée.

    Becs sénégalais

    RépondreSupprimer
  21. Bonjour, Sue.
    Je pars du glacis, que, moi, je trouve réussi , pour emprunter ton chemin de vie qui, pour peu, est un chemin de croix.
    Nous donner en partage l'intimité de ta vie, c'est donner beaucoup.
    Et quand j'ai senti monter en moi l'émotion, je crois que j'ai fait ce chemin avec toi.
    Bisous.

    RépondreSupprimer
  22. Bonsoir Grimimi,

    Une histoire bien triste qui marque la vie d'un enfant et qui forcément influence son parcours, et si l'on parvient à enterrer les morts, à refermer les plaies. Les cicatrices restent et s'ouvrent parfois, car on se bute toujours dans un souvenir.

    Je t'embrasse très fort Grimimi xxxx et je t'envoie des pensées profondes et chaleureuses, pour que tu aies moins froid les soirs d'hiver. Do

    RépondreSupprimer
  23. Bonjour Herbert,

    Merci pour mon glacis! Il devrait être fait avec de la peinture trasnsparente mais il est fait avec de la semi et de l'opaque.
    C'est un résultat mitigé.

    Je n'ai pas accepté de faire de ma vie un chemin de croix. Après quelques stations, j'avais déjà mal
    au genoux...je me relevais et...
    À 38 ans, j'ai annoncé à ma mère que je quittais mon mari, un bon garçon, qu'elle aimait... Sa réplique a été « Tu me feras pas ça. » Incroyable!
    Je devrais faire un billet sur ce sujet... il y en a tellement long à dire.

    Cela me touche plus que personne ne peut l'imaginer. De purs inconnus ressentent des émotions que mon entourage ne veut pas éprouver. Être bien accompagnée, sera le chemin vers la guérison...

    Comment un si gros cadeau peut-il passer par une si petite fenêtre ouverte? Merci Herbert parce que cet échange me permet de faire encore un pas aujourd'hui.
    Becs chinois xx Sue

    RépondreSupprimer
  24. Bonsoir Do,

    Je ne peux pas tout effacer même si je le voulais. J'ai souvent caché ma grande sensibilité et démontré une force pour ne pas donner raison à ma mère.
    Comme ces petites phrases quelques mois avant de me marier :
    « je me suis mariée à 24 ans mais avoir su je me serais mariée à 30 ans » et cette autre juteuse « je n'irai pas chez vous, on va s'enfarger dans les tas. » J'écris cela et les larmes coulent...
    Si elle avait regardé sa fille elle aurait su pourquoi je me mariais.

    Je sais qu'il sera très difficile d'oublier mais je veux essayer de trouver une petite ouverture pour laisser entrer un peu plus de Lumière.
    Mève, mon extraordinaire petite-fille de 12 ans, est entre les mains d'une ogresse. Quand une enfant de 7 ans 1/2 dit:
    « Un jour, je vais la tuer ma mère » qu'est-ce qu'on fait...

    Si je réussis à comprendre, moi qui ai fait un bon parcours malgré cette enfance, pourquoi une blessure d'enfance est devenue une blessure béante lorsque mes enfants m'ont éloignéee de mes petits-enfants, je pourrai continuer mon chemin et peut-être aider...

    J'ai toujours froid Do et je te remercie de m'avoir envoyé, par ma fenêtre ouverte, ce cadeau emballé dans de profondes pensées qui réchauffent déjà mon coeur et mes pieds...
    Becs chinois xx Sue

    RépondreSupprimer
  25. Bonjour Sue,c'est avec beaucoup,de sensibilité que je viens juste d'effleurer ts ses mots deposés,en seul temoins d'une memoire trop souvent lourdes par ces confessions qu'on a reçu ou ses promesses qu'on se fait et qu'on gardent...mai on peut juste etouffé ,les moments passés,ils sont et seront tjrs presents....rendre leurs presences agréables,n'est possible qu'a la tele,les plaies qu'ils laissent ne deviennent des cicatrices que si on arrive a les refermer...mais la.... !!!
    Sue c'est bien,deja dans la parole et la confiance qu'on partage avec ses ames virtuelles a mes yeux bien fortes en ressenties,de pouvoir se degager et s'alleger de certaines interrogations...meme si le reponses ne vont naitres que dans quelques temps ,deja de se sentir ecouter,est une belle "therapie" si je peux employer se mot....de la discution jaii(je sais pas faire le trema,rires)la lumiere,n'est ce pas? ...je sais que dans ces blogs traversés qu'il y a de sacrees receptions,et qe l'on peut trouver tjrs un peu de lumiere et une porte ouverte,a ses inquietudes ,questions ou tout simplement besoin de partages...Sue,je ne vous donne pas les clefs de mon site ,(il n'y en a pas,)mais je vous garde ,un belle place autour de ma simple table...
    Je me permets de vous faire la bise?

    Esquisse

    RépondreSupprimer
  26. Bonjour Esquisse,

    Quelle belle surprise ce matin en ouvrant l'écran d'apercevoir un comm d'une personne à qui j'ai demandé hier, si elle voulait me protéger.

    Votre réponse rapide me touche et je me sens bien entourée avec ce groupe de personnes sensibles et remarquables.

    Par ma petite fenêtre ouverte, vous m'avez invitée à votre table où se serai toujours bien accueillie. Je vous remercie du fond du coeur.
    Becs chinois ou amérindiens xx

    RépondreSupprimer
  27. Bonjour Dominique,

    Je te remercie de m'avoir laissé ce petit mot doux par ma fenêtre ouverte.
    Est-ce que tout va bien?

    Becs chinois xx

    RépondreSupprimer
  28. Ma Sue, Ma Grimimi Sue, si tu savais combien je te comprends, tu ne peux même pas l'imaginer.

    Je sais que plus les plaies sont grandes, plus les cicatrices sont longues et plus on se bute dans les souvenirs.

    Vois-tu Sue, je ne peux m'exprimer ici comme je le souhaiterais mais ce que je peux te dire, c'est que lorsqu'une enfance, une adolescence, un début de vie est marqué au fer rouge. On n'oublie JAMAIS ! Je me demande si je fais bien de t'écrire ainsi car je commence à assez bien connaître ton parcours à travers tes écrits et mon rôle, mon devoir c'est de te remonter le moral.

    Je sais très bien le calvaire que tu traverses. Pourtant il faut absolument garder l'espoir et ne pas baisser les bras.
    L'ascenseur revient un jour ou l'autre.

    Quant à ta jeunesse, tu n'oublieras jamais ! Pleure ma Grimimi au moins ça soulage. Personnellement je n'y parviens plus et ce n'est pas normal. Pourtant je suis une hypersensible.

    Retrousse les manches Sue. Le soleil reviendra bientôt. J'en ai le pressentiment.

    As-tu commencé tes cours de peinture ? Tu peux la prendre mon image de la basse-cour si elle t'inspire, je te l'offre de très bon coeur.

    Mille becs chinois. xxxxx ainsi qu'un énorme bouquet de pensées douces et chaleureuses, rien que pour toi. Do

    RépondreSupprimer
  29. Bonsoir Do,

    Je me pose un tas de questions sur ton comm. Avons-nous un parcours qui se ressemble? Es-tu psy?
    (mon rôe, mon devoir c'est de te remonter le moral.)

    Do, j'ai besoin de comprendre et de combler ce trou dans mon coeur. Je cherche des réponses mais je ne veux pas de faux espoirs ou des mots vides que je ne croirai pas. Y a t'il vraiment une solution a tout ce questionnement...

    Pleurer, je n'ai fait que cela depuis que mes enfants...
    Ce sont mes deux petits-fils qui m'ont fait rire et redonner le goût de continuer.

    J'ai repris mes pinceaux... et je peins à mon rythme en m'évadant dans ma toile au son de belle musique. Je te remercie de ton offre mais je n'ai aucun talent comme peintre animalier. Je suis plutôt paysage. À l'automne j'aimerais trouver un peintre pour faire des visages d'enfants...

    Je te remercie de m'avoir offert par cette petite fenêtre ouverte ce très précieux cadeau, ces mille becs chinois et cet énorme bouquet.

    Becs chinois pour toi xxx Sue

    RépondreSupprimer
  30. Chère Do,

    Tout de même, avec la courte durée de la vie, on apprend à composer avec l'impardonnable et l'inoubliable et à cesser d'y consacrer SON énergie pour la consacrer à la vie et à tenter de devenir le meilleur de nous-mêmes, qui a, oui, à composer avec les séquelles dans notre personnalité, nos peurs, notre caractère.

    Pensons à Charlotte!!! ¦)

    Zed ¦)

    RépondreSupprimer
  31. Chère Grimini

    je suis sur le départ d'ou mon irrégularité mais néanmoins je pense à toi et j'ai échangé avec mon ami esquisse avec qui je correspond depuis longtemps et tu sais il est toujours là , présent et ne juge jamais, c'est pour cela qu'il m'est précieux...et quand je flanche, il est là pour me relever...tu peux lui faire confiance

    je suis heureuse que tu sois venue voir Clara mais tu sais j'ai de la peine d'avoir éffacé tout ce qui avait été si dur à écrire, j'étais lancée après des mois d'hésiation et ..flo, tout poubelle...c'est si dur quand on a vraiment comme toi, comme moi, vécu des choses terribles, des traumatismes inoubliables...de se confier aux inconnus...parmi eux il y a des amis à qui tu donnes ce meilleur de toi même douloureux...et tu essayes juste de faire comprendre que si tu fonctionne comme çà avec tes erreurs mais aussi tes qualités et ton courage, c'est à cause de ces doulerus passées...

    je me sens à nouveau très seule avec cela, mais comme je te l'ai dit ne hjamais baisser les bras, toujours repartir fièrement et se servir de son passé pour être forte et généreuse

    je suis heureuse de ta présence chez moi...même si d'autres présences que j'aimais tant me manquent terriblement

    alors Sue même si tu ne peux comprendre, donne, bien sûr mais ne montre pas tes faiblesses, enfin pas trop, crois moi...
    nous avons tant besoin d'amour, de reconnaissance que nous pouvons commettre de grosses maladresses, et les mots gentils un jour...peuvent disparaitre à jamais et te laisser encore plus désemparée

    je te comprend tellement
    je t'embrasse

    RépondreSupprimer
  32. Bonjour Nanou,

    MESSAGE IMPORTANT!
    Avant de partir... vide ton chimidunchick ce qui te permettra de voyager plus léger et de voir toutes les beautés de ta belle Guyanne.

    Oublie tout chère Nancy. Tu as comme tout le monde, des amis/es fidèles mais sûrement que tu peux les compter sur les doigts d'une seule main. Ce sont les plus importants, les autres ne méritent pas que tu penses à eux/elles.

    Nanou, ne t'inquiète pas pour moi. J'ai toujours été forte malgré les blessures et je n'aimerais pas passer le reste de mes jours à me rouler dans cette farine. Je ne trouverai sûrement jamais les réponses qui me consoleraient complètement alors j'écris des chapitres de ma vie sans m'attendre à sortir de là métamorphosée.

    Va où ton coeur te porte avec ton mari, ton confident et ton ami...
    Je te souhaite de trouver la paix si nécessaire à la sérénité.

    Cette petite fenêtre ouverte nous permet de partager et de consoler.
    Elle ne devrait jamais servir à autre chose... Je t'envoie une volée de becs chinois xxxxxx Sue

    RépondreSupprimer
  33. adorable chère Sue ,sauf que dans ton comm pour moi ,tu as mis au milieu chère nancy...qui d'ailleurs m'est chère aussi...mais ...loin !

    je ne manque pas de te faire signe de là bas aussi et je prendrai au calme le temps de revenir sur tes belles écritures


    mon amie thérapeute qui m'aideau niveau physqie et à me libérer des résistances du corps liés aux traumatismes d'enfant me dit tjs cette phrase de la bible : on ne donne pas de perles aux pourceaux...

    cette phrase m'aide chaque jour qu'effectivement on ne peut offrir ce cadeau si fort de livrer nos doulerus et émotions et notre chemin de vie pour atteindre le bonheur...à tout le monde...certains le perçoivent comme un don que l'on fait, d'autres le salissent et tu en sors encore plus déchirée, c'est ce que je voulais te doire...ne pas se confier aux voyeurs de notre vie et ensuite regretter notre trop plein d'honneteté, comme me dit mon ami Esquisse, tous les commentaires, même gentils, ne sont pas sincères et parfois tu plonges les deux pieds dedans et tu te retrouves avec un chagrin fou....
    moi c'est trop tard je l'ai vécu...alors protèges toi Sue...

    pendant mon absence je reprend Clara au calme et au soleil alors reviens me voir

    tendresses

    dis bonjour à notre chère Lilia pour moi même si je passe elle est si prise !!!

    RépondreSupprimer

Ne partez pas... sans laisser une trace de votre passage.
MERCI !

Related Posts with Thumbnails