
Si l'on regarde de près, le processus qui permet de redonner vie au "moi intérieur", cela consiste toujours dans sa phase initiale, à prêter attention à ses menus désirs, à découvrir ce que l'on aime vraiment. Nous remarquerons les tournures d'esprit ou les tours de phrase qui nous plaisent particulièrement, nous nous rappelons à quarante ou cinquante ans quel type d'homme ou de femme nous sommes réellement, nous nous souvenons tout à coup du bonheur de notre enfance, avant que nous consacrions nos vies à contenter autrui, à couver nos semblables ou à faire leurs quatre volontés.
Nous travaillons, jouons, faisons des affaires mais tôt ou tard, si nous avons de la chance, l'heure vient de rentrer en soi-même et de vivre au jardin. C'est dans le jardin que nous trouverons la richesse de la psyché. Nous pourrions dire que dans ce jardin clos, comme dans le récipient alchimique, de nouveaux métaux se forment tandis que fondent d'anciens. Le plomb de la dépression fond et devient chagrin. L'envie de réussir - cet étain tenace - se mêle au cuivre d'Aphrodite et donne le bronze qui est excellent pour faire des boucliers et des images divines.
Le jardin clos évoque donc le cultivé opposé à l'inculte, le limité opposé à une sociabilité sans limites, les préoccupations de l'âme par opposition aux obsessions extérieures, la passion par opposition à la sexualité brute et l'épanouissement des désirs de l'âme par opposition à une faim obsessionnelle et générale de posséder.
Ce nouveau travail dans le jardin signifie sortir du sous-sol pour s'exposer au vent et aux intempéries. Les semences germent, les saisons changent, les feuilles tombent, les bulles lancent de nouvelles tiges. L'engrais se transforme en feuilles, en roses et en pommes; quant à ce qui nous arrive de désastreux, nous considérons que ce n'est pas de notre faute et c'est peut être une erreur de nous accuser de tous nos malheurs ou d'un seul d'entre eux.
Pendant que nous sommes dans le jardin, nous travaillons encore dans l'obscurité mais cette obscurité ressemble à présent à la terre noire. Quand nous aimons mieux cultiver que nous dissiper, nous sommes prêts à créer un jardin. Nous y cultivons l'ardeur et la force du désir et sommes attentifs à ce que les désirs ont de microscopique. Prendre garde aux sentiments si discrets qu'ils se remarquent à peine.
C'est cela être dans le Jardin
Être un(e) fanatique de la perfection équivaut à ne pas avoir de jardin. L'angoisse d'être parfait fait dépérir la végétation. La honte nous empêche de cultiver notre jardin. Les hommes et les femmes qui ont trop de honte en eux arracheront, lorsqu'ils s'occuperont de leur jardin, les mauvaises herbes aussi bien que les fleurs parce qu'ils auront l'impression que trop de leurs sentiments sont imparfaits ou impurs.
D'après le livre de Robert Bly "L'homme sauvage et l'enfant"
"Kairos en grec"
C'est l'instant précis où est révélé se qui se tenait caché dans notre destin
C très profond ce k tu avances
RépondreSupprimerphilosophique aussi
j'y recelle unelanguer mais aussi de la clairvoyance et beaucoup de cette hontemais guérrie qui ne te fait plus baisser les yeux comme toutes ces années
Non SUE TU AS TOUJOURS DE QUOI ËTRE FIERE DE TOI ET MËME SI DES FOIS ON A TU LONGTEMPS UN OU DES SECRETS QUI NOUS RONGE C PARCEQUE LES MENTALITES SONT FAUSSES ETRIQUEES ET PUIS CE MALHEUREUX SYNDROME DE STOCKHOLM
laisse tomber si tu me suis pas mais crois moi moi je suis fière de t'avoir connue grimimi
Lilia et moi aussi.
RépondreSupprimerJe te remercie de prendre le temps de venir me rendre visite, toi qui est déjà si occupée à soigner les corps, et les esprits par tes écrits. Je me trouve privilégiée de lire tes commentaires et celui-ci en particulier car il m'a fait réfléchir...
Je sais ce qu'est le syndrome de Stockholm mais je ne réussis pas à me l'associer. Pourrais-tu m'expliquer en quelques mots...quand tu auras le temps.
Bonsoir Sue,
RépondreSupprimerIl n'y a pas si longtemps, pour trouver des raisons, des explications à mon vécu, à ma vie, je me jetais dans les livres phylosophiques, religieux, bien être ...
Au final, je me suis rendue qu'il ne sagissait que de mots, les effluves de diverses personnes et j'ai abandonné, d'ou le poème suivant (il figure sur mon blog) :
http://enfer-noir.blogspot.com/2009/12/fatum_13.html
Si tu as l'occasion de le lire, n'hésite pas à me dévoiler ta pensée toi qui comme moi porte sa peine.
Siyah qui t'embrasse fort xxxx
C'était un article très intéressant qui m'a beaucoup interpelé. Je vais méditer sur tout ça,
RépondreSupprimerMerci beaucoup Grimimi :)
C'est bien intéressant ce que tu d'écris, un livre qui met un baume sur plusieurs blessures.
RépondreSupprimerSiyah,
RépondreSupprimerJe réponds à la première partie de ton commentaire. J'irai lire et répondrai à la deuxième partie.
La lecture m'a tenu compagnie tous les jours pendant plus de deux ans. J'ai lu de tout et j'ai cherché des réponses... Je n'avais plus aucun intérêt, plus rien, ni personne ne m'intéressait. Si je n'avais pas eu cette compagnie, je ne sais pas comment tout cela se serait terminé.
Les mots et les paroles ne sont que des alliés de faible poids face à la souffrance et à l'adversité mais ils m'ont parfois soulagée, aidée et m'auront appris
certaines leçons de vie.
«On apprend rien en lisant des livres. On apprend qu'en recevant des coups»
Guillaume Musso "Seras-tu là?"
J'ai appris que je devais changer si je voulais survivre... dans ce monde d'ingratitude.
Merci pour ce magnifique cadeau.
Becs chinois XX
Sue
Jane,
RépondreSupprimerC'est à moi à te remercier belle enfant d'être venue visiter une grimimi.
Merci pour ton gentil cadeau.
Becs chinois à toi et à J. Xx
Solange,
RépondreSupprimerJe pense sincèrement qu'il y a des mots qui soulagent...
Par contre, chacun peut les interpréter à sa façon.
Merci de ta visite et de ton cadeau
Coucou Grimimi!
RépondreSupprimerDepuis quelques années, je me dis qu'il y a deux façons d'appréhender les évènements douloureux qui nous empêchent d'être heureux (je mets de côté les graves problèmes de santé que l'on ne peut pas toujours vaincre, hélas!):
- soit ils nous détruisent, nous anéantissent, nous martyrisent et nous laissent sur le bord du chemin tels de misérables loques...
- soit ils nous obligent à résister et à puiser au fond de nous-mêmes l'énergie, la force, la volonté pour construire du bonheur avec des petits riens.
L'option du bonheur me plaît infiniment même si, parfois, il peut sembler difficile à trouver...
De douces pensées épaminées
Moi, je le trouve très beau ce texte, il m'interpèle...
RépondreSupprimerPeut-être est parce que je suis horticultrice, du moins je l'ai été plus jeune, aujourd'hui je fais autre chose...
Mais, j'aime le jardin...
Bonsoir Grimimi,
RépondreSupprimerJe crois qu'il est très important d'avoir un jardin, de s'y installer confortablement, de prendre le temps au temps, de le cultiver et de se ressourcer.
Je trouve que nous n'y allons pas assez souvent dans notre jardin... Dommage !
Je t'embrasse Grimimi et je t'envoie, de mon jardin, un bouquet de douces pensées.
Do
Epamin'
RépondreSupprimerMerci pour tes douces pensées épaminées.
J'adhère facilement à ta thèse et
j'aime beaucoup: "L'option du bonheur me plaît...», d'ailleurs je m'y suis abonnée il y a longtemps.
Je n'avais pas vu venir ce coup de
grisou. J'ai survécu, je dois soigner le stress post-traumatique. Un jour à la fois comme les AA.
Merci pour ton cadeau avec un ruban d'espoir. Becs chinois pour toi et petitloulou Xx
Dominique,
RépondreSupprimerJe suis contente que tu aimes aller dans le jardin. On y découvre parfois des mauvais herbes ou de magnifiques fleurs qui demandent un peu d'engrais pour éclore.
Main dans la main dans le jardin...
douce Dominique
Merci de ton gentil cadeau laissé dans mon jardin.
Becs chinois pour toi et Sarah Xx
Do,
RépondreSupprimerUne épreuve et l'âge, m'ont fait découvrir tous les bienfaits que je ressens quand je me promène et écoute ce qui se cache dans mon jardin. Il m'a appris beaucoup sur moi...
Merci de ta belle visite et de ce magnifique bouquet de douces pensées cueillies dans ton jardin
Becs chinois XX