mercredi 30 décembre 2009

Le bruit des tambours s'élève...


Ce billet de fin d'année, je le dédie aux lecteurs et lectrices qui sont passés/es et ont laissé un commentaire, depuis le début de Grimimi Sue, le 12 septembre 2009.

Air fou (Zed) - Cryzal - Dominique - Éléonore - Enfer Noir - Epamin' - France - Francine - Freda - Grande Dame - Jane - Jean-François - Je suis le temps qui passe (Do) - Lilia - Lionne - Marico - Miss Lulu - Monsieur Émilien - Nanou La Terre - Reinette - Solange - Viviane - Ombrerose - Gigi et A..

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Vos lectures et vos mots, me permettent d'avancer sur la route sinueuse d'une Grimimi. Je vous remercie et vous souhaite longue vie dans la Bloguosphère! Pour ceux et celles qui me visitent et lisent, mais n'ont pas encore osé commenter, laissez-vous aller et faites-moi un cadeau de vos mots. Merci!


Le bruit des tambours s'élève dans l'air
et avec eux mon coeur.
Une voix sortie du rythme dit:
Je sais que tu es fatigué,
mais viens.
C'est la chemin.
"Citation du poète persan Rumi"


- Puissiez-vous écouter cette voix sortie du rythme dans les moments de fatigue.
- Et puissiez-vous éclore plutôt que de vous sentir brisé.
- Et que chaque expérience que vous vivrez puisse ouvrir une porte dans votre coeur, accroître votre compréhension des choses et vous mener jusqu'à la liberté.
- Si vous êtes las, puissiez-vous être soulevé par la passion et par un but.
- Si vous êtes amer, que l'espoir et l'humour viennent adoucir votre vie.
- Si vous avez peur, puissiez-vous être porté par une conscience plus sage que votre peur.
- Si vous êtes seul, puissiez-vous trouver l'amour et l'amitié.
- Si vous êtes perdu, puissiez-vous comprendre que nous le sommes tous et que nous sommes tous guidés par des Anges Étranges, par des bons côtés de notre nature, par la voix vibrante sortie du rythme.
- Puissiez-vous suivre cette voix, puisque c'est la voie : le périple du héros, la plénitude de la vie, la raison pour laquelle nous sommes ici.
"Le big-bang intérieur"  -  Elizabeth Lesser

« On grandit lorsqu'on est malade ou lorsqu'on souffre, lorsqu'il faut faire face à une perte douloureuse. On grandit si l'on ne se met pas la tête dans le sable, mais au contraire si l'on accepte la souffrance en essayant de la comprendre, non pas comme une malédiction, mais comme un cadeau fait dans un but précis »
Elisabeth Kübler-Ross, médecin

Que cette nouvelle année apporte
 joie, paix et bonheur!

lundi 28 décembre 2009

Un chat, deux chiens, trois nounours...


Quelle journée! Des émotions envahissantes et parfois difficiles à contrôler. Ce matin, à 08h00, Th est venu près de mon lit en murmurant "Grimimi". En entendant sa voix, mes yeux s'ouvrent à la vitesse d'un éclair. Je me lève, Grip est déjà dans la salle de bains et tout le monde se retrouve, quelques minutes plus tard, dans la cuisine pour préparer le déjeuner.

Pour Grip, c'est toujours le même menu. Yogourt nature dans lequel il ajoute, 1/2 banane, une pomme coupée en dés, des raisins rouges et un peu de céréales écrasées, puis 2 toasts et café. Pour moi, c'est aussi un menu qu'il connaît bien. Je verse 30 ml de vinaigre de cidre dans un petit verre d'eau que je bois en préparant mes fruits. Toujours dans le même bol, parce que j'aime sa gaieté, orange avec des pois blancs, je coupe en dés 1/2 banane, 1/4 de pomme, 15 raisins rouges, 5 fraises et j'ajoute des bleuets. Je complète avec 1/2 bagel et café au lait. Quel menu tu choisis ce matin? Grip! et Normand lui prépare sa potion magique durant que je lui verse un peu de vinaigre de cidre dans un verre, mais sans eau.

Après son déjeuner, il est allé dans le bureau joué sur l'ordi. Une heure plus tard, il a installé son jeu Sports sur la Wii. « Grip, vient jouer au bowling ». Je suis allée les rejoindre, et ensemble on s'amusait et riait surtout lorsqu'il changeait de jeu quand il perdait. C'est vers 14h00, que j'ai commencé à angoisser. Je pensais à Mève, ma petite-fille de 12 ans que je ne vois plus depuis octobre 2007. J'espérais qu'elle viendrait peut-être cette année. Sa carte était écrite au cas où...et déposée dans l'arbre de Noël comme à chaque année. À 15h50, nous attendions Jo devant la porte de mon fils et Th m'a dit « Mève va peut-être venir. » C'est comme s'il avait lu dans mes pensées ou avait-il ressenti quelque chose? À 16h00, Jo est sorti SEUL de chez lui, sourire aux lèvres et mains vides comme d'habitude. J'étais contente pour un et peinée pour l'autre.

Durant que les deux garçons jouaient, j'ai préparé une lasagne pour Jo et du saumon au four pour Th. Pour dessert, un délicieux pouding chômeur. Normand a allumé les bougies déposées un peu partout dans le salon et la salle à manger. L'ambiance était à la fête... Aussitôt, sortis de table, on a offert les cadeaux. Th a commencé. Il m'a apporté un beau sac, mais il voulait que je lise la carte avant de déballer le cadeau. Une enveloppe rouge contenait ma carte de voeux marqué « Grand-maman, c'est toi, la meilleure! » et à l'intérieur « Un voeu pour Noël, et aussi, un câlin et un gros bisou... Parce que moi, je t'aime beaucoup! Joyeux Noël XXX de Th. » C'était la première carte depuis trois ans, et la première qu'il choisissait seul. Cela m'a touchée. Puis, il m'a donné le câlin et le bisou, tout en spécifiant que "meilleure" ne voulait pas dire dans tout, parce qu'à la Wii, je ne suis pas très bonne... J'ai ouvert le beau sac et j'ai trouvé le plus beau nounours qui sert aussi de bouillotte. Comment tu vas l'appeler Grim? Je vais réfléchir... Il y avait une carte pour Normand et une paire de bas. Cet enfant, c'est un vrai coeur.

Normand avait remis deux cartes de voeux à Jo pour qu'il en choisisse une et m'écrive un petit mot... Il était si content de m'offrir sa carte, avec un beau chat, et dans laquelle il avait écrit: « Joyeux Noël Je te souhaite plein de plaisir. Je t'aime bien fort gros comme...........ça!   Jo XXX
Il m'a donné les trois bisous et je l'ai serré contre mon coeur. Que pense-t-il de tout cela. Il aimerait sûrement arrivé avec sa carte et un petit cadeau...

Th s'informait pour connaître son cadeau. C'est Merlin! Tu le savais au mois d'août que c'était ton cadeau de Noël. Oui, mais c'est Grip qui l'a payé. Tu devrais me donner un tout petit cadeau. J'ai donné deux sacs à Jo qu'il a vidé pour trouver 2 oursons identiques. Il avait l'air surpris, et je lui ai dit: « celui là, on va le donner à Th.»  Puis, ils avaient chacun, une enveloppe contenant la carte de voeux et un billet de 100$. qu'ils déposeront à la banque...

Jo m'a dit qu'il ne viendrait pas à notre "Vendredi Heureux" du 1er janvier, mais qu'il reviendrait le mois prochain seulement. Ses parent ne veulent pas changer la journée pour une autre dans le mois. Une autre petite gifle sans pouvoir répliquer.
On a reconduit Jo à 21h30 sans son nounours qui restera ici et après c'était Th qu'on laissait chez lui. Retour à la maison à 22h20.


Lettre à mon extraordinaire petite-fille

28 décembre 2009 et Nouvel An 2010
Bonne Année "Ma Puce",

Je pense que cette petite chatte te plairait. J'aimerais bien un jour, si tu le veux, te l'offrir. "Brioche" est mort, et tu as dû avoir tellement de peine... J'étais triste pour toi quand je l'ai appris...
Comme j'aimerais que tu sois avec nous aujourd'hui pour fêter notre Noël, trois jours plus tard, avec Jo et ton cousin Th.

Il manque une belle fleur dans mon bouquet et l'espace libre, laisse passer la peine. Où es-tu petite fille de mes rêves? Ta naissance fut un de mes plus grands bonheurs, ton absence est ma plus grande douleur. Tu me manques "Ma Puce". Je souffre de ne pouvoir te serrer contre mon coeur. T'écrire cette lettre, que je mettrai encore une fois dans ton coffre, me soulage.
En écrivant ces lignes, mes yeux sont baignés de larmes, pourtant aujourd'hui, c'est une journée de fête. Mève, je dois garder la flamme de l'espoir toujours en moi, ainsi je garderai la paix, la confiance et l'amour. C'est ce que je te souhaite pour la nouvelle année, toi qui n'a pas choisi de vivre notre séparation.

Ta grimimi t'aime et t'aimera toujours.
Je t'embrasse sur les deux joues
et te donne un beau bec chinois.

Ensemble, on fêtera Noël le 28 décembre!


Quand j'ai choisi, en novembre dernier, les trois cartes de Noël pour mes petits-enfants, ce sont les animaux qui m'ont attirée. Alors, ce soir, c'est à mon petit-fils Jo que j'écris la carte de Noël et du Nouvel An 2010. Aujourd'hui, à 16h00 j'rai le chercher, et on fêtera Noël trois jours plus tard...comme à chaque année.

Ce matin Thomas m'a appelée pour me dire qu'il aimerait manger de la soupe thaï aux crevettes pour souper. Il est arrivé hier, vers 16h30, accompagné par mon fils M.. qui repartait 5 minutes plus tard. C'est vers la Wii, qu'il s'est dirigé. Il a installé Super Smashbros. Brawl et j'ai entendu: « Grimimi, t'en viens-tu? ».
J'étais Zelda et Thomas était Mario. Il a gagné les 3 parties et on a changé pour la Wii Sports. Après deux parties de quilles, une de golf, une de tennis et enfin la dernière de baseball, je n'avais toujours pas gagné... Cet enfant est un génie de la Wii et moi sa Grimimi, je ne peux que rire avec lui de mes inaptitudes...

Nous avons souper et il a sorti son jeu de Monopoly pour une partie dont lui seul connaît les nouveaux règlements. Il a encore gagné le p'tit malin. Il s'est couché sans vouloir prendre sa douche, une débarbouillette dans la figure c'était assez. Il a lu quelques pages de son nouveau livre "La quête d'automne de Terie Garrison" et cinq minutes plus tard, il dormait comme un bébé... Je suis chanceuse d'être aimée par mes petits-enfants. Ils sont adorables, toujours de bonne humeur et prêts à s'amuser. Les 2 cousins fêteront Noël ensemble, avec leur grimimi.

Voici la lettre écrite pour mon petit-fils

28 décembre 2009 et Nouvel An 2010.

Bonne Année mon beau Jo..,
C'est notre troisième rendez-vous, du 28 décembre, pour fêter Noël ensemble et Th sera là pour la première fois. Je suis si heureuse d'avoir enfin pour les fêtes de Noël, les 2 cousins, deux de mes trois petits-enfants.
Comme le temps passe vite... surtout quand on est une Grimimi. On pense que l'on fera plein de choses quand on sera à la retraire. On veut faire des petits voyages, prendre du temps pour cultiver ses amitiés, recevoir ses petits-enfants, les trois ensemble, pour les entendre raconter ce qu'ils aiment, ce qui les fait rire et ce qu'ils souhaitent pour l'avenir...

Ce n'est pas le temps qui me manque pour faire les choses dont je rêvais, c'est plutôt parce que mes goûts ont changé. Maintenant, je préfère m'évader et voyager dans la lecture et l'écriture. Mais ce que j'aime le plus, c'est notre "Vendredi Heureux" que j'attends impatiemment et, de mois en mois, je te vois grandir et devenir un très très beau garçon.

L'avenir s'annonce intéressant et passionnant. Je me dis que j'ai vraiment beaucoup mais beaucoup de chance, même si des évènements tristes ont changé mon parcours. Mes extraordinaires petits-enfants me montrent le chemin du bonheur.
Merci Jo..! Je te serai éternellement reconnaissante pour nos "Vendredis Heureux". Ne l'oublie jamais.
Je te souhaite de continuer ton chemin et de toujours croire en toi...

Je t'embrasse sur les deux joues et te donne un beau bec chinois.
Ta grimimi qui t'aime gros comme xxxxxxx ça

P.S. J'aurais aimé offrir à Jo un petit chien comme on a fait pour Th cet été mais c'est impossible. Ses parents n'acceptent rien qui sort de ma maison et rien de leur maison ne peut entrer chez-moi. Il arrive toujours les mains vides... Il recevra 100$, qu'il déposera dans sa banque, et un ourson nommé Mackenzie qu'il devra laisser ici, même s'il ne peut jamais venir coucher. Cela est la partie de l'histoire qui me rend le plus triste. Il aimerait venir plus souvent, rester à coucher ou apporter ses cadeaux, ses chocolats ou autres chez lui, mais ce n'est pas permis...
Ce soir, il devra être chez lui à 21h30 comme les 13 autres visites de l'année. Si les parents de cet enfant réalisaient la blessure d'enfance qu'ils lui infligent, peut être qu'ils cesseraient d'agir de cette façon. Pour eux, ce n'est pas nécessaire que leurs deux enfants aient des contacts avec leur grand-maman car ils sont là pour répondre à leurs besoins. Par contre, les enfants voient leur grand-parent maternel et leur grand-père paternel, (mon ex), qui a promis à notre fils S. de luis laisser un bel héritage...

Demain, je publierai un autre billet. La lettre à "Ma Puce"

dimanche 27 décembre 2009

Grimimi et les deux cousins fêtent Noël

En novembre, j'ai acheté cette carte pour tous les souvenirs qu'elle représentait. Je savais que ce serait la plus belle carte de voeux pour mon petit-fils Th. Il arrive ce soir pour fêter Noël avec son cousin Jo...

Lors de l'audience, du 9 juillet 2007 pour des droits d'accès, l'Honorable Juge XYZ m'a accordé, après avoir entendu la cause pendant seulement trois heures, des droits d'accès, dont un le 28 décembre de 16h00 à 21h30 pour fêter Noël avec ma petite-fille Mève et mon petit-fils Jo.. qui ont maintenant 12 et 10 ans.  Depuis le 5 octobre 2007, ma petite-fille ne peut plus venir même si j'ai un jugement de la cour.

28 décembre et Nouvel An 2010
Bonne Année mon beau Th..,

C'est avec le sourire aux lèvres, les yeux pétillants comme des bulles de champagne, le nez en l'air comme si j'allais éternuer et le coeur rempli de bonheur, que je t'écris cette carte.

Pourquoi Grimimi, dirais-tu? Parce que j'ai devant moi ta carte... et on dirait que c'est Merlin ton p'tit Yorkshire. Tu t'en souviens Th? Le 12 août, tu es venu pour ma fête et tu es resté à coucher. Le lendemain, tu racontais que tu t'ennuyais de "Litchi" ton chat siamois et je t'ai parlé d'un petit chien non-allergène. Tout de suite, Grip t'a dit: « Je t'en offrirai un pour Noël si tes parents veulent ». Et vite sur l'ordi! On cherchait la p'tite bête rare pour Noël. Cette journée là, il n'y avait rien pour nous. Trop petit, trop fille, trop vieux ou trop cher. Tu étais déçu...

Puis quelques jours plus tard tu m'avais appelée. Tes parents ayant accepté à certaines conditions, tu étais devant ton ordi "haute vitesse" et moi devant le mien à "vitesse intermédiaire". Tout à coup, tu as dit: « Grimimi, j'en ai trouvé un, regarde 495$, il est beauuuuuuuu!». Moi, je n'étais pas encore rendu à cette image. Mais quand je l'ai vu, j'ai su, tout de suite, qu'il serait ton petit chien...

Tu l'as adopté le 17 août en sachant que ce serait ton cadeau de Noël offert par Grip. Tu hésitais entre trois noms. Coco, Hercule et Merlin. Tu voulais que je te dise le nom que je préférais. Je les aimais tous et je t'ai conseillé d'attendre de voir le petit chien avant de choisir. On est sorti de l'auto, l'éleveuse nous attendait, le chien était sous la table de pique-nique et dès que tu as vu sa binette, tu as dit: « c'est Merlin! ». Il est bien chanceux ce petit chien et toi aussi mon petit coquin. (Il y aura un nounours dans le gros sac + de $ pour déposer dans sa banque.)

Bonne Année 2010 Th.. Continue comme ça, je suis si fière de toi!
Je t'embrasse sur les deux joues et te donne un beau bec chinois.
Ta Grimimi qui t'aime gros comme xxxxxxxxxxxx ça

lundi 21 décembre 2009

Il n'y a pas que du bonheur dans l'temps des Fêtes!

Réalisée par SueL en décembre 2001

Veille de Noël 1981,

C'était notre premier Noël et nous avions réuni ses frères et belles-soeurs, ses parents et nos enfants. Sans argent, sans sapin, quelques présents emballés sans ruban, attendaient le dépouillement. Pour mes deux fils, 16 et 19 ans, c'était leur premier Noël sans leur maman. Pour ses deux filles de 4 et 8 ans, c'était leur premier Noël sans leur papa. Un gros bouleversement dans la vie de nos enfants.
Vers minuit, comme dans l'bon temps, on distribuerait les cadeaux mais que diraient nos enfants... Rien n'était plus comme avant.

C'est en revenant des magasins, que j'ai dit: « au bureau, il y a un sapin qui ne sert à rien ». On l'a défait, apporté à l'appartement, remonté et en le regardant, on était comme des enfants. On aurait un vrai Noël comme dans le temps et les cadeaux sous l'arbre semblaient plus gros. L'après-midi, seuls, on a préparé un p'tit buffet. La bière coulait tranquillement mais commençait à faire de l'effet. Deux bouteilles ça peut être rafraîchissants mais après six, c'est là que vraiment tout devenait plus stressant. Vers 19h00, mon amoureux est parti chercher ses enfants qu'il accompagnait à la messe. Je l'ai vu sortir et j'avais honte. Honte, qu'il se présente, dans cet état, devant ses deux petites filles.

Seule après son départ, j'avais le coeur serré. C'était mon premier Noël alcoolisé. Mais quand on s'appelle Sue, on doit rire et faire semblant même si ça demande un effort incroyable. J'ai monté la table et les premiers invités sont arrivés. C'était les parents de Normand, des personnes chaleureuses et aimables qui m'avaient très bien accueillie. Puis, ce fut au tour de ses frères et leurs conjointes et à la dernière sonnerie, je savais que j'accueillais mes deux grands garçons dans mon nouveau chez nous. L'amoureux était revenu avec ses filles contentes de voir leurs grands-parents pour faire les accolades et donner les bisous. Soudain, elles ont vu le sapin et tous les gros cadeaux déposés sous l'arbre. Elles avaient hâtes que leur grand-papa commence sa distribution.

C'était la récession et mon amoureux pour faire face à ses responsabilités avait suspendu son permis d'agent immobilier. Il était, maintenant, représentant pour une compagnie de produits industriels. On s'est installé autour de la table, on a mangé, ri, chanté et dansé. Vers 22h30, il était temps de distribuer les cadeaux car mes deux fils devaient quitter pour aller chez leur père. Encore aujourd'hui, je me revois quand ils les ont déballés. Ils n'étaient pas gros mais surtout ils étaient inutiles. Pour deux grands garçons, recevoir un t-shirt avec un nom de compagnie et un canif c'était pas très excitant. Ils sont partis et moi je suis restée... Tout le monde a reçu ses cadeaux et les petites se sont installées avec leurs poupées et leurs jeux. Elles étaient heureuses pour un premier Noël chez leur père. Je les ai couchées vers minuit, elles se sont collées, l'une près de l'autre, sûrement pour se rassurer.

Le lendemain, elles retournaient chez leur mère. Quand tout le monde a été parti, je n'avais plus à faire de sourires à personne, je me suis couchée, vidée, et les larmes ont commencé à m'inonder. Faire semblant que tout va bien demande un contrôle des émotions mais quand il n'y a plus de spectateurs, l'artiste devient ce qu'elle est. Une femme orgueilleuse, qui souffre d'insécurité et qui ne veut surtout pas que personne sache qu'elle s'est peut-être trompée. Il est resté à souper avec ses filles, sa femme et son ex famille. Quand il est revenu après quelques heures, j'étais encore couchée... Mon plus grand défaut est la rancune. Je boude, je m'enferme dans ma bulle et j'en sors quand je suis guérie. Ne me parlez pas c'est inutile si vous m'avez blessée. De cette journée mi-figue mi-raisin, je ressens encore la douleur dans ma gorge et dans mon coeur.

Puis un jour d'avril 86, pour les mêmes raisons, je suis partie. Ce jour-là, il a contacté les AA et est abstinent depuis ce temps. Il faut beaucoup de souffrances pour entreprendre cette démarche. Il faut aussi beaucoup de volonté, de discipline et d'amour de soi. Il faut vouloir vivre et surtout vouloir être heureux.

« Merci Normand! Je t'aime.»

*peinture étude d'après l'oeuvre de Pauline T. Paquin*

jeudi 17 décembre 2009

Mes cartes de Noël...


J'ai toujours aimé envoyer des cartes de voeux durant cette période de l'année. Quand j'étais agent immobilier, à chaque année, j'en postais à tous mes acheteurs et vendeurs ainsi qu'à quelques professionnels. C'était une activité bien planifiée.

Ce soir, j'ai sorti ma liste, mes cartes, mes timbres, mes collants avec mon adresse de retour et je me suis installée dans la salle à manger. Il était environ 20h00. J'ai mis le nouveau CD de Maxime Landry dans le lecteur, un bon feu de foyer réchauffait la pièce et un thé fumant, baptisé de miel, que je dégusterais à petites lampées tout en écrivant à quelques amies, m'attendait. J'ai examiné ma liste, choisi une carte, et j'ai commencé à lui écrire.

Décembre 2009 et Nouvel An.
Bonjour chère Louise,

Ce soir, je m'installe comme à chaque année pour écrire mes cartes de voeux et c'est avec toi que je commence. Tu connais tout le plaisir que j'éprouve en racontant des p'tites nouvelles de ma famille. C'est cette phrase que normalement j'écrivais. Mais ce soir, soudain, je me revois dans ton bureau, où je devais refaire mon testament, le 15 janvier dernier. J'ai honte, j'ai mal et je suis encore bouleversée.

Louise, je sais que tu as compris... même si ce n'est pas compréhensible. Prendre de ton temps important, et raconter à ma notaire préférée, qui est devenue pour plus d'une heure, ma psychologue et ma confidente, j'ai dû faire un transfert. Je ne sais pas mais j'ai pleuré comme dans le bureau de ma psy... Qu'est-ce qui m'a pris... et depuis, pourquoi je n'ai pas rappelé pour régler mon dossier.

Je rêve Louise, je pense toujours que je vais me réveiller et que tout ça n'aura pas existé. C'est sûrement pour cette raison que je n'arrive pas à déshériter mes deux garçons. Par moment, je réussis à voir du positif dans tout cela. Oui, il m'arrive de penser que cette détresse m'a permis de devenir une nouvelle personne plus authentique. On dit que les épreuves font grandir... sûrement, mais elles font aussi souffrir durement. Je sais qu'un jour, je m'en sortirai la tête haute. je ne sais pas quand ni comment, mais je le sais. Une chance pour toi que je n'ai pas pris rendez-vous une autre fois... Quand penses-tu chère Louise?

Cette carte était destinée aux nouvelles, les bonnes nouvelles... C'est le bonheur avec mes deux petits-fils qui sont vraiment adorables. Le 28, nous fêterons Noël ensemble. Jo vient tous les premiers vendredis de chaque mois (jugement) et Th depuis nos retrouvailles du 1er janvier dernier, m'appelle régulièrement, vient souvent souper, coucher et il m'a même initiée à la Wii. Ne ris pas trop... Nous sommes toujours présents lorsqu'il joue au hockey ou au soccer.

Louise ne soit pas triste pour moi. Mais ce soir, embrasse tendrement, dès que tu le verras, ton bel amoureux et gentil mari. Ne perds plus une minute à remettre à plus tard car le temps passe vite... J'étais heureuse de t'entendre parler de tes grands garçons. Tes yeux de maman brillaient de fierté en parlant de tes deux beaux adolescents, étudiants sérieux, sportifs, enfants intelligents et chaleureux.
Chéris ton bonheur mon amie.

Je te souhaite, ainsi qu'à ta famille, une année remplie de petits bonheurs quotidiens. Ton amie Sue XXxx

Je t'envoie des baisers et toute mon amitié !

mercredi 16 décembre 2009

Les sourires poussent les larmes...


Cet arbre, un beau pin de 7 pieds d'hauteur, nous l'avons acheté en 1993 pour notre nouvelle maison. Le plafond du salon-salle à manger avait 18 pieds d'hauteur, il nous fallait donc trouver un arbre imposant. Dès que nous l'avons vu, nous l'avons tout de suite choisi pour sa beauté et son ampleur. On ne parlait pas beaucoup d'écologie et de recyclage à cette époque.

Après avoir porté pendant cinq ans, des décorations dorés, c'est en 1998, l'année des oursons qu'on retrouvaient sous toutes les formes, que je lui ai fait une nouvelle présentation. Depuis trois ans, nous habitons dans un condo où l'espace est beaucoup moins généreux. Nous avons dû modifier ce majestueux pin en lui enlevant la dernière rangée du bas pour amincir sa circonférence.

C'est mardi dernier que nous avons commencé à décorer. Première opération, c'est l'installation, sur la terrasse, de la guirlande avec ses lumières et ses boucles. Ensuite, on passe à l'intérieur où c'est beaucoup plus confortable. On commence par monter l'arbre puis on installe les 1200 petites lumières blanche, on accroche aux branches la ménagerie de petites peluches et enfin on enguirlande le pin de 300 pieds de lacets de petites perles blanches. Il est maintenant temps de brancher le cordon électrique dans la prise et lorsqu'il s'illumine, on est, comme à chaque année, ravis du résultat. Même Mademoiselle Alice n'en revenait pas. Elle mordillait le fil électrique, passait sous l'arbre et courait partout. Une autre journée bien remplie, on continuera demain.

Il faut décorer la tablette de la cheminée, installer la peinture du Père Noël et accrocher les décorations un peu partout dans la maison. Demain, nous achèterons les poinsettias et tout sera prêt pour recevoir quelques grands-parents qui n'auront pas le bonheur d'être entourés de leurs petits-enfants pour le Réveillon de Noël. Ensemble, nous fêterons dans la joie et la gratitude, le plaisir d'être réunis pour partager. Ce sera magique! L'arbre illuminé, les sacs décorés de papier de soie sembleront être remplis de beaux cadeaux même si ce sont des faux. Mais il y aura deux gros sacs pour mes deux adorables petits-fils de 10 et 9 ans qui viendront fêter Noël avec leur Grimimi. Th. arrivera le 27 au soir, mais Jo. ne sera là que pour la journée du 28 de 16h00 à 21h30. C'est sûrement sur la Wii qu'on va s'esclaffer.

Ce sera magique et féérique pour les grands-parents qui souhaitent une seule chose pour ce Réveillon... 


Que leurs sourires poussent leurs larmes
pour cette soirée d'amitié

Grip et Grimimi recoivent pour le Réveillon: Grand-maman Gigi et Grand-papa A..., Grand-maman Fanie et Grand-papa C... et Mamie Yoyo

mardi 15 décembre 2009

Encore une fois... Père Noël

 Réalisée par SueL le 24 décembre 1997

Elle a été entreposée, environ 340 jours, dans une boîte rangée dans une garde-robes. C'est fou comme je peux rire en sortant cette peinture. Elle me rappelle tant de beaux souvenirs... et aussi toute l'énergie que j'avais à cette époque. Je venais de terminer ma première session d'un cours de peinture à l'acrylique, un médium qui sèche très rapidement. Cette première toile je l'avait faite en l'honneur de ma petite-fille née en juillet 1997. C'était une carte de la peintre Pauline T. Paquin qui représentait trois jeunes enfants s'en allant à la pêche par une belle journée d'été. En voyant cette carte, j'avais eu un vrai coup de coeur et je l'avais peinte avec beaucoup d'anxiété et de bonheur. Accrochée au mur de la dînette, je la regardais et j'en étais fière, non pas parce que c'était un chef d'oeuvre mais, parce qu'il y avait dans cette peinture tellement d'amour et d'espoir, moi, la perfectionniste, qui avait tant hésité avant de m'inscrire à ce cours.

J'avais acheté, la même journée et de la même peintre, une deuxième carte, pour la reproduire plus tard... Mais ce soir là, le 24 décembre 1997, il n'y avait pas de Réveillon de Noël chez nous mais il y avait le souper de Noël, le lendemain. Toute la soirée, j'avais préparé la maison et installé les dernières décorations. Mais dans ma tête, une idée trottait. C'est vers 22h00, que j'ai dit à mon amoureux quel était mon objectif pour ce soir... Je suis montée en haut et bien installée dans mon bureau avec des airs de Noël qui jouaient à la radio, j'ai enfin sorti mes pinceaux. Quand Normand est allé se coucher, vers 01h00, il m'a demandé si j'en avais encore pour longtemps... Environ 2 heures lui avais-je répondu. C'était sans savoir que je m'accrocherais dans les fleurs du tapis, comme on dit. Et, c'est patiemment que je traçais, que je corrigeais et que j'appliquais les couleurs. Tout semblait réussi mais la neige... je n'avais jamais fait ça. Après avoir lavé mes pinceaux, j'ai descendu le tableau en bas et je l'ai installé sur une chaise pour que Normand fixe l'encadrement. C'est à 5h20 que je me couchais. Quand je me suis levée, la peinture était dans son cadre doré (changé en 2008) et le Père Noël était près à être accroché.

C'était mon premier Noël de grand-maman au coeur d'enfant et je voulais que mon adorable petite-fille de six mois soit la bienvenue dans ce merveilleux monde de l'enfance.

Il n'y a pas de prix pour cette toile
mais il y a beaucoup de bonheur!
*peinture étude d'après l'oeuvre de Pauline T. Paquin*

samedi 12 décembre 2009

Le Processus du Phénix


À vous toutes qui m'avez laissé un commentaire, un jour ou l'autre, depuis la mi-septembre, je vous dis un gros MERCI! C'est vraiment du bonbon, enrobé de miel et de chocolat, que tous ces commentaires laissés, avec tendresse et générosité, à une pure inconnue. Ça me touche, en même temps je souffre. Peut-être que j'analyse trop. Peut-être est-ce pour cette raison que mes enfants ont agi de cette façon.

Mon expérience personnelle de grand-maman, empêchée de voir mes petits-enfants par mes propres enfants ou leur conjointe, m'a fait croire que le temps n'avait rien arrangé ou si peu. J'ai reçu des commentaires variés et de bons arguments sur "Le temps arrange les choses" ou d'autres sur "Le temps n'arrange rien". Il y avait aussi des mots qui ouvraient la porte à l'espoir, c'est sur ce mot que j'ai accroché et réfléchi. Parce que sans espoir il n'y aurait plus de futur.

Phénix: oiseau mythique au plumage d'or dont l'histoire a été racontée à travers les âges. Les Égyptiens appelaient cet oiseau le Phénix et ils croyaient qu'à tous les cinq cents ans, l'oiseau renouvelait sa quête pour trouver son soi véritable. Sachant qu'une nouvelle vie ne pouvait être trouvée qu'à travers la mort de ses vieilles habitudes, de ses défenses et de ses croyances, le Phénix a construit un nid avec de la cannelle et de la myrrhe, il y a mis le feu pour le transformer en bûcher et il s'est brûlé jusqu'à tomber en cendres. Ensuite, un être nouveau a émergé des cendres, fusion de ce qu'il avait été auparavant et de ce qu'il était devenu: un nouvel oiseau, mais encore plus proche de lui-même, un oiseau transformé.

Lorsque nous descendons jusqu'aux tréfonds d'une perte et que nous demeurons patiemment dans l'obscurité avec un coeur ouvert, nous pouvons revenir en portant avec nous la douceur de la vie. Quand nous n'avons plus rien à perdre, nous trouvons le vrai soi. Le soi qui n'a plus besoin des autres pour le définir ou le compléter et qui ne cherche plus que des compagnons pour le voyage.
C'est ainsi qu'on accède à une vie pleine de sens et d'espoir, une vie où l'on accède au bonheur réel et à la paix intérieure.

Parfois, on prend conscience que ce qui doit brûler et périr, c'est la PEUR. La peur de notre propre pouvoir, la peur du changement, la peur de la perte, la peur des autres. On peut aussi exprimer autre chose: l'absence de sensation, un cynisme invalidant, l'expérience de la honte ou de la colère.

Pour plusieurs femmes, le Processus du Phénix, commence lorsqu'elles s'avouent à elles-mêmes qu'elles sont lasses de faire des choses dans le but de plaire aux autres. Maintenant, que j'ai les outils nécessaires, feront- ils de moi une personne capable de relever tous ces défis? J'essayerai sérieusement, je sais qu'il y aura des rechutes mais je me relèverai. Je ferai trois pas en avant et peut-être deux en arrière. C'est quand même un pas dans la bonne direction.
C'est avec vos mots
que j'apprendrai à rebondir
malgré une certaine fragilité

lundi 7 décembre 2009

Le temps n'arrange rien...

Dans ma requête par laquelle je demandais des droits d'accès à mes 2 petits-enfants, Mève 10 ans et Jo 8 ans, l'Honorable Monsieur le Juge, lors du prononcé du jugement, rendu séance tenante, a justifié son jugement en ajoutant cette maudite phrase.
« Le temps arrange les choses... » Que pensait-il? Que je n'avais rien fait depuis octobre 2005. J'ai souvent parlé à mon fils S.. et même lui ne pouvait réussir à convaincre sa femme et il voulait la paix...
Trois jours avant l'audience à la Cour, j'ai appelé ma belle-fille. D'un calme olympien, moi qui était toujours trop émotive, j'ai pris le combiné, composé le numéro et quand mon fils a répondu Allo!, j'ai demandé à parler à I.. J'ai été polie, mielleuse et j'étais prête à lui lécher les pieds si elle me l'avait demandé.
Mais 20 minutes plus tard, je racrochais. Le temps n'a rien arrangé... au contraire.

Dans deux billets datés du 7 et du 31 octobre dernier, je vous parlais de "Mamie YoYo" et "Petit Coeur", de "Grand-Maman Fanie et "Petit bébé d'amour" et de "Mamie Gigi, Papi A.., et "Petite Princesse".
Aujourd'hui, j'ai dîné et passé quelques heures avec "Mamie Yoyo". Dimanche, sa petite-fille de 28 ans, soeur de "Petit Coeur" est venue souper avec sa Mamie.  L.. aurait bien aimé amener sa petite soeur que Mamie Yoyo n'a pas vu depuis plus de 3 ans. Mais leur mère ne veut pas. Même si elle ne vit plus chez sa mère, celle-ci n'accepte pas qu'elle ait des contacts avec sa grand-maman. Elle lui faisait des crises à tel point que depuis trois mois, L... ne fréquente plus sa mère... Le temps n'arrange rien...

Samedi passé, nous étions invités avec grand-maman Fanie et grand-papa C..., chez "Mamie Gigi" et "Papi A.." qui vivaient la semaine la plus difficile de leur existence. Après 18 mois, sans avoir vu leur "Petite Princesse", le 30 novembre, commençait l'audience. Ils ont passé trois jours au tribunal, à témoigner, à entendre les témoignages de leur fille unique, de leur gendre depuis juin, et des autres témoins, à écouter les plaidoiries des deux avocats. Le mercredi 2 décembre 2009, ils ont reçu le jugement, séance tenante, de Madame la Juge... Lors du témoignage de leur fille, celle-ci avait déclaré qu'elle quittait le Québec pour la Floride le vendredi 4 décembre.

Madame la Juge, dans un moment de "grande empathie" et de "générosité", a accordé aux grands-parents, pour le lendemain, un droit d'accès de 30 minutes. Oui, oui, vous avez bien lu, 30 minutes dans un centre supervisé, comme s'ils étaient des grands-parents abuseurs de petite-fille.

Ils sont arrivés devant ce centre miteux, avec la peur au ventre, ne sachant pas comment réagirait leur "Petite Princesse" qu'ils n'avaient pas vue, depuis plus d'un an, alors qu'elle n'avait pas encore 4 ans. Fin novembre, elle a fêté ses 5 ans et les grands-parents, pour souligner l'évènement, ne sachant plus ce qu'elle aimait, lui ont apporté Barbie Princesse.Comme ça elles pourraient jouer à déshabiller et à habiller la poupée au cas où...

En la voyant arriver, seule et intimidée, Mamie Gigi lui a dit: É.., comme tu es belle et tes cheveux sont longs. Elle lui a tendu les bras et "Petite Princesse" s'est lovée dans sa grand-maman. Papi A.. prenait des photos mais il a eu son tour. Quand elle s'est calée dans les bras de son grand-papa, il la tenait si précieusement qu'on dirait qu'il tient un petit chat.

J'aurais voulu mettre les photos de ce trio d'amour mais je dois protéger "Petite Princesse".
« Le temps n'arrange rien.
C'est la volonté des gens de vouloir arranger les choses
qui fait que les choses s'arrangent.»
Papi Al...

vendredi 4 décembre 2009

Notre dernier "Vendredi Heureux" en 2009


 Les 2 cousins. Jo et Th en visite chez grimimi en 2002


Ce soir, c'était notre dernier "Vendredi Heureux" de l'année 2009, notre 26ème sur 29 depuis le jugement rendu le 9 juillet 2007. Cela fait 143 heures à raison de 5 heures 30 minutes par visite. Tous ces calculs représentent 6 jours moins 1 heure de contact avec mon petit-fils de 10 ans. Je dois ajouter à ces heures, 33 heures réparties en 2 blocs. Trois visites pour mes anniversaires et 3 autres pour Noël qu'on fête tous les ans le 28, et j'ai déjà inclus la visite du 28 décembre 2009. Grand total: 7 jours et 8 heures pour 29 mois ou 1 semaine complète.

Je ne veux surtout pas être triste aujourd'hui. Ce fut tellement une belle journée et je dois regarder les heures passées ensemble plutôt que celles qu'on manque. Alors, je reviens à ce très beau et joyeux "Vendredi Heureux". Il est minuit et je continue. Premièrement, jeudi vers 17h30, Th. m'a appelée. « Grimimi, demain Jo va être là et moi aussi je veux y aller » Est-ce que je vais te chercher à l'école comme d'habitude? « Oui » À 15h05 on était là. J'attendais qu'il sorte, j'avais déjà présenté mon autorisation signée et je surveillais la porte quand je l'ai vu arrivé, des étincelles dans ses beaux yeux bleus et ce sourire craquant. C'est le bonheur que je voyais. On s'est frotté le nez ensemble, c'est notre bec chinois, puis on est allé rejoindre Grip qui attendait dans l'auto.

15h45. Nous sommes stationnés devant la porte de mon fils S. et de sa conjointe I.. Les 2 autos sont là. Th. a hâte d'arriver à la maison, il a faim. Mais c'est à 16h00 seulement que Jo ouvre la porte comme à chaque vendredi heureux. Je débarque pour l'accueillir, ça fait quatre semaines qu'on ne s'est pas vu. Il me sourit et embarque dans l'auto. Je ne peux pas lui donner un bec chinois devant chez lui, on est sous surveillance. Mais, dès qu'on sera dans notre intimité, on se frottera le bout du nez comme on le fait depuis plusieurs années. C'est un beau garçon de 10 ans 1/2, rieur, les yeux moqueurs, et heureux d'être là pour ce beau vendredi avec son cousin.

Ils grandissent si vite... Parfois, j'aimerais arrêter le temps, car un jour... il posera des questions et sa soeur encore plus, elle que je ne peux plus voir depuis plus de deux ans. Les blessures d'enfance, guériront-elles un jour? Pas les coups, pas le ventre creux, pas les bas troués, non, rien de cela. Une maison avec un beau jardin, de la verdure, des arbres matures, un intérieur coquet, une chambre privée, les dernières nouveautés, la télé HD. Mais ces deux enfants qui venaient chez leur grand-maman, qui aimaient manger, rester à coucher, aller au cinoche ou tout simplement passer quelques temps comme le font tous les enfants... Que diront-ils?

Je peux difficilement comprendre comment des parents peuvent empêcher leur garçon de rapporter quoique ce soit de chez-moi et l'inverse. Son cousin part content en apportant ses chocolats de Pâques, mais lui doit les laisser ici. « Tout ce qui est ici reste ici et tout ce qui est chez vous reste chez vous.» C'est cette phrase que mon fils m'avait dite juste avant la 2ième visite. Il m'avait d'abord remis les petits cadeaux que j'avais offerts aux enfants lors de nos retrouvailles (août 2007), pour souligner leur fête et quelques occasions déjà passées. Depuis, je n'offre plus de cadeaux, mais de l'argent qu'il dépose dans sa banque. Pour "Ma Puce", les cadeaux, cartes, argent et autres sont dans un coffre pour plus tard... Il m'arrive de sortir le coffre, de l'ouvrir, de prendre dans mes mains chaque cadeau emballé, de déchirer l'enveloppe pour retirer la carte, la lire, la regarder, parfois pleurer et tout ranger jusqu'à la prochaine fois.
Les grands-parents se retrouveront-ils seuls avec des peluches pour remplacer leurs petits-enfants?

Le bonheur d'être grand-parent ne s'explique pas, ne se décrit pas,
il se ressent tout simplement...

mardi 1 décembre 2009

La ménagerie de peluches...


Roudoudou et "Ma Puce" 30-12-2004

Tout avait recommencé, en décembre 2000, dans cette maison nouvellement construite. Il leur avait fallu, durant ces quatre derniers mois, mettre souvent de l'eau dans leur vin. Mais la décision d'entreprendre, à leur âge, la construction d'une maison avait-elle été raisonnable? Car, ils savaient qu'ils rencontreraient leur lot de petites difficultés. Cela avait pris beaucoup de détermination, de patience, de courage et surtout d'amour pour enfin voir les résultats. Les derniers jours avaient été très éprouvants mais l'emménagement était prévu pour le 22 décembre. Enfin, c'était presque la fin! Après avoir perdu 15 livres chacun, ils étaient si fiers d'avoir réussi ce projet commun.

Vers midi le 22, le camion était arrivé avec leurs meubles récupérés dans la maison qu'ils louaient, le temps de la construction, et dans le garage d'un ami. À 23h00, le même jour, la nouvelle maison était méconnaissable. Vers cette heure-là, l'amoureux épuisé, était allé se coucher et les avait laissées se raconter leurs confidences tout en vidant, une par une, les boîtes empilées. Une musique douce accompagnait les deux soeurs qui, en duo, avait fait des miracles. La cadette, Marcelle, arrivée la veille, passait chez sa soeur ses trois semaines de vacances des Fêtes, depuis qu'elle s'était installlée dans un petit patelin tranquille jusqu'à sa retraite, dans trois ans. Il en avait fallu de la discipline et des nerfs d'acier. Toutes les deux travaillaient de la même façon sans se marcher sur les pieds, elles étaient habituées d'être souvent ensemble. Le 24 au soir, tout était prêt pour fêter, dans cette conviviale maison, le Réveillon de Noël car c'était la tradition. Le gros sapin était resté dans sa boîte, mais, un petit sapin enguirlandé et illuminé, dans lequel brillaient quelques ornements, était déposé sur la petite table en coin. Tous les cadeaux avaient été emballés, la veille, dans des papiers multicolores garnis de beaux rubans brillants et de grosses boucles. Ceux des enfants étaient cachés dans de gros sacs colorés comme, à chaque année, depuis qu'ils étaient nés. Rien n'avait changé pour cet important Réveillon qu'elle aimait tant, surtout, depuis qu'elle était grand-maman. Le feu crépitait dans la cheminée et des bougies allumées, installées un peu partout, rendaient cette pièce encore plus chaleureuse. Cette belle maison, sans personnalité quelques jours plus tôt, venait de trouver son âme. C'était magique!

Cette année là, ils n'y avait pas eu de souper comme les années passées. Vers 20h30, les invités étaient arrivés les bras chargés de cadeaux. Les lumières étaient allumées, l'arbre illumimé, le feu lançait des flammes orangés et les enfants qui regardaient, avaient les yeux étincelant de bonheur. Les plateaux, de petites entrées, circulaient autour de la table du salon. Les petites mains trop menues, pour se servir, leurs parents se chargeaient de choisir ce qu'ils aimaient... sauf au p'tit dernier, encore bébé. C'était maintenent le temps de donner, aux enfants, les gros sacs remplis de cadeaux et de papier de soie. C'était drôle de les voir vider leurs sacs. Ils entraient à l'intérieur pour aller chercher un cadeau, sortaient le montrer à leurs parents, entraient encore jusqu'à ce que les deux sacs soient vides. Nous regardions cette scène en riant, appareil photo en mains, pour immortaliser ces tendres souvenirs. Ils avaient 3 ans 1/2 et 1 an 1/2, et le petit dernier qui avait à peine sept mois tenait, solidement, dans ses bras son ourson reçu en cadeau, mais c'est surtout le feu qu'il admirait. Et c'est comme ça, qu'à toutes les années, se passaient le Réveillon de Noël chez ces gens-là.

Sa soeur, qui la connaissait très bien, savait que depuis quelques années elle collectionnait les oursons en peluche, et c'est pour cette raison, qu'elle lui avait offert un beau jeté décoré d'oursons et un livre-cadeau d'Helen Exley "Le petit livre des Nounours". Chaises, rebord de fenêtre, lits, haut d'une armoire, il y en avait toujours un nouveau à chaque visite qu'elle lui rendait. C'était une ménagerie de peluches... elle disait qu'ils représentaient l'amitié. Elle aimait aussi en offrir mais les choisir était son plaisir. Ses petits-enfants adoraient leur grand-maman "Nounours" et aimaient venir chez elle. Un jour, quand elle avait voulu offrir des nounours à ses deux premiers petits-enfants, leur mère avait répondu : « Ils en ont déjà, c'est pas des nounours mais ça fait pareil ». Elle avait eu, un peu, le coeur brisé et se rappelait qu'enfant, elle n'avait jamais eu de nounours à aimer...

Et c'est ainsi que se termine ce conte véritable qui restera dans ma tête pour l'éternité. Maintenant j'aimerais vous présenter ma ménagerie de peluches. Neuf lapins, un serpent, deux chats et vingt-neuf "Nounours" ayant tous un nom. Mon préféré c'est Normand... et les autres sont presque tous sur le même pied d'égalité. Oscar, Margot, Thombury, Marmie, Colby, Whitley, Timothy, Fanny, Tysa, Cathy, Marcy, Ray, Fleur, Léo, Mandy, Le Gros, Juliette, Angie, Parka, Coco, Mogul, Angel, Délima, Carmelle de Bearvoire, Andrew Huntington, et B.K. et +. Parce qu'il en reste encore trois qui représentent chacun, un de mes 3 extraordinaires petits-enfants. Briva c'est Mève, Kyle c'est Jo et Mitchell c'est Th. Mes petits-enfants ont tant aimé ces peluches et ces visites chez leur grand-maman. J'espère qu'un jour nous serons à nouveau réunis...

L'ours en peluche...
Petite chose douce spécialement
conçue pour jouer un rôle essentiel
dans un monde si peu enclin aux câlins.
Jeanne Wylie Torosian
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