jeudi 5 octobre 2017

3654 jours... 10 ans sans voir ma petite-fille

20 ans - 26 juillet 2017


Qu'ils soient en chiffre (3654 jours) ou en lettre (trois mille six cent soixante-quatre jours) cela n'a pas d'importance.  C'est trop long, beaucoup trop long.  Une souffrance inutile...

C'est tout!
Un jour, un an, dix ans, c'est toujours pareil. Nous contrôlons et gérons mieux notre tristesse mais le vide est toujours aussi grand...

C'est en lisant ces mots dans la rubrique décès du journal que j'ai enfin compris ma douleur.

Isabelle, tu voulais nous punir de quoi exactement.  Ta petite fille avait 10 ans! C'était une enfant intelligente, joyeuse, sensible qui aimait la vie... Elle ne méritait pas cette lourde punition et moi non plus.  Pourquoi Isabelle... J'espère que Marie-Ève aura appris de cette injustice et qu'un jour, pas si lointain, elle sera capable de s'éloigner de toi... Personne n'a besoin d'une mère possessive et méchante. C'est ce que je lui souhaite le plus dans la vie et j'ai confiance pour son avenir.


Cette enfant est devenue une belle jeune femme,
maintenant, elle peut faire ses propres choix...

Je t'aime Ma Puce  -  Grimimi Sue


photo prise sur Facebook 



samedi 4 juin 2016

Mon petit-fils Thomas a 16 ans

Thomas+1+an+04-06-2001.jpg+bl.jpg (1072×788)

Je me souviens de cette journée...
C'était son 1er anniversaire

Je me souviendrai toujours...
de son 16ième anniversaire

Grim
XXXXX
XXXXX
XXXXX
X


mardi 9 juin 2015

Laissez le rêve dévorer votre vie



Pourquoi écrire ce soir après ce long silence?  En 2009, j'ai acheté cette carte pour le message qu'elle m'envoyait. Une grand-maman offrait une lapine... C'était moi qui avait fait ce geste deux ans plus tôt. Hier, j'ai retrouvé cette carte et une partie du texte. Je ne pouvais plus me taire. Merci ma puce. Je t'attends!!!


À Mève, ma puce,
ma petite-fille qui aura 18 ans le mois prochain,

Le 3 août 2007, pour "nos retrouvailles" après 22 mois de séparation, j'avais organisé un petit souper-fête pour toi, Jona, Normand et moi. Des ballons multicolores suspendus un peu partout pour souligner vos anniversaires 8 et 10 ans (déjà passés en mai et juillet) donnaient l'élan à notre première soirée. 

J'avais profité de cette occasion pour vous offrir des petits cadeaux. Dans ton sac, Mève, tu t'en souviens peut-être, il y avait une très jolie lapine achetée quelques mois plus tôt (Pâques), une banque pour les cadeaux en argent, tu avais choisi la noire. Ce soir-là, Jona et toi avez fait votre premier dépôt. C'était un billet de 100.$. Je me rappelle encore du plaisir et de l'émerveillement qui illuminaient vos frimousses en débarquant de l'auto. Vos mains délicates tenaient fièrement votre sac de cadeaux en rentrant chez-vous. La porte s'est refermée Normand et moi sommes partis.

Notre prochain rendez-vous était neuf jours plus tard... le 12 août date de mon anniversaire.

Le 9 juillet 2007, l'Honorable Juge Louis Lacoursière m'avait accordé les droits d'accès suivants :
-  Le premier vendredi de chaque mois de 16h00 à 21h30 (j'avais demandé le samedi mais tes parents avaient refusé)
-  La journée de mon anniversaire (12 août) même heure
-  Le 28 décembre (Noël) même heure
14 rendez-vous par année pour un total de 77 heures... Il n'y avait pas une minute à perdre, ce temps était trop précieux.

Je ferme les yeux et je revois ce 12 août 2007... C'était un beau dimanche ensoleillé, une belle journée d'été qui sentait la douceur et la joie de vivre. J'étais si heureuse de vous avoir retrouvés. Stationné devant votre maison nous vous attendions. Vers 16h00, ton père est sorti seul, il tenait un sac. J'ai descendu la vitre, il voulait me parler. La surprise a été grande et je suis restée muette lorsqu'il m'a dit: « Tout ce qui est chez-vous reste chez-vous.» Il m'a remis vos cadeaux... En quelques minutes, il avait tenté de crever mon bonheur, de faire de ce merveilleux dimanche ensoleillé une triste journée sombre. Mais son manège n'avait pas fonctionné, au contraire, il m'avait motivée. Dans mon coeur, il y a un trou immense rempli de chagrin, comme un vase trop petit où l'eau déborde, mais il n'y aura jamais de place pour la haine.

Il est reparti, vous êtes sortis pour venir vers nous. Mève, tu ramenais chez-nous ta lapine et tout le reste. Depuis que tu ne viens plus aux vendredis-heureux, Lapinette (c'est le nom que tu avais choisi) est blottie dans le fond d'un petit coffre en osier, ensevelie sous des cadeaux accompagnés de petits mots. À chaque anniversaire, Noël ou autres, je les dépose avec plaisir et amour. Ces petits moments de tendresse m'aident à espérer ton retour.

« Faites que le rêve dévore votre vie
afin que la vie ne dévore pas votre rêve »
Antoine de Saint-Exupéry

carte: Koala of Course

dimanche 19 octobre 2014

Les émotions ne sont pas un luxe...




C'est sa carte d'anniversaire. Le 26 juillet, Mève a sûrement fêté ses 17 ans avec quelques ami(e)s... Je n'étais pas là mais mon coeur et ma pensée étaient avec elle.

Aucune nouvelle. Je sais qu'elle a reçu ma carte-lettre pour sa graduation, je sais qu'elle l'a lue, elle a même souri... ce qui m'a beaucoup touchée lorsqu'on me l'a raconté.

Je sais que 2013 a été une année difficile et, qu'elle a voulu me voir... Je sais aussi que ses parents lui ont dit « À dix-huit ans, tu pourras faire ce que tu voudras ». Pourquoi tant d'indifférence et de méchanceté ?

Ça me fait mal de ne pouvoir lui donner tout cet amour qui la consolerait peut-être... mais, je sais que je dois attendre et qu'elle reviendra lorsqu'elle sera prête.

Une autre carte dans le panier d'osier...

« Les émotions ne sont pas un luxe,
mais un auxiliaire complexe dans la lutte pour l'existence. »
Antonio R. Damassio
Carte: 
Anne-Sophie Rutsaert
Éd. des Correspondances
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