La parole est à vous!

Plusieurs grands-parents souffrent en silence. Je veux leur donner une voix afin qu'ils puissent partager leurs émotions. Privés de contacts avec leurs petits-enfants, ils vivent de la détresse, de la honte et souvent de la dépression.
Je le sais, parce que malheureusement, cela m'est arrivé.

Vous aimeriez vous exprimer... Confidentialité assurée.
Vous pouvez le faire ici : grimimi@gmail.com Merci!

mardi 9 février 2010

Leçon de Vie...pour tous!


Une belle photo de maman à l'âge de 24 ans.

Ce soir, je retourne dans le passé, je regarde en arrière pour essayer de dompter la bête qui me guette et que je n'arrive pas à mater même si au long de ces années j'ai vraiment essayé.  Je passerai peut-être une autre année au purgatoire pour sortir de cet enfer... mais impossible de me taire, je dois parler.  Le silence de mon passé est responsable de l'angoisse du présent et de la peur du futur... 

Née le 24 octobre 1912 et baptisée Armance, prénom rare sûrement dû à une erreur,  maman s'est mariée avec mon père, Rosaire, le 24 juin 1937, elle avait 24 ans.  Neuf mois plus tard, soit le 27 mars 1938, naissait son premier fils Georges, puis le 23 mars 1941, un autre fils Claude, le 12 août 1943, sa première fille Sue et Marcelle le 7 avril 1949 suivie de Denise 18 décembre 1950.  Elle avait perdu un enfant entre moi et ma soeur Marcelle, mais maman n'a jamais parlé de ce deuil...

Comme je l'ai déjà écrit dans un autre billet, c'est en 1954 que mon père, après avoir perdu son emploi, a acquis un petit restaurant qui ne pourrait pas faire vivre une famille nombreuse.  Mais la détermination, le travail, le courage et la participation de leurs enfants, leur ont permis de se créer un emploi.  Tous les jours, de 07h00 à 23h00, sept jours semaine, ils étaient là à transpirer, à s'échiner, à calculer, pour tenter de joindre les deux bouts.  Puis, petit à petit, le p'tit resto a subi de grosses transformations que maman regardait avec beaucoup d'appréhension.... Ils y avait maintenant pour recevoir et servir les clients, sept bancs, un long comptoir, un réfrigérateur, un poèle avec fourneau, un grille-pain, deux percolateurs, des poêles, de la vaisselle neuve, des tasses et j'en passe.  Mais pour tout cela, il fallait aussi une cuisinière, une bonne cuisinière qui ferait des petits plats à pas trop chers.  Elle s'appelait Mandine, c'était comme ça qu'ils appelaient Armance, dans sa famille.

Maman était devenue la cuisinière particulière de certains clients qu'elle servait comme ses enfants.  Des oeufs sans sel pour un, des toasts sans beurre pour l'autre, des sandwichs au rôti de porc frais sur pain croûté tartiné de gelée, du jambon cuit maison, une bonne soupe chaude c'est tellement réconfortant... Papa durant ce temps courait entre le poêle à hot dog et hamburger, et le réfrigérateur à l'autre bout.  Il y avait les enfants, les étudiants, et les passants qu'il fallait aussi servir rapidement.

Bien sûr après ce dur labeur, il se sont payés un peu de douceur.  Quelques voyages chez son frère en Floride. Après 15 ans, avec la pression de leurs enfants,  ils fermaient le dimanche à 18h00 pour qu'enfin on puisse prendre un repas en famille. Les trois aînés, nous étions mariés et venions avec nos enfants tous les dimanche pour le souper familial que maman préparait dans la journée.  Seize à table, faut le faire! 

Mais personne ne peut passer sa vie à s'oublier simplement pour être toujours au service des autres... Le vendredi 9 février 1973, une journée froide mais ensoleillée, où tout se passait normalement, j'ai reçu un appel de papa vers 10h00.  « Sue, viendrais-tu, ta mère ne va pas bien? »  Mes deux fils de 8 et 11 ans, iraient dîner chez une amie, j'ai appelé à mon travail et j'ai pris l'autobus...Quand on a économisé toute sa vie, même les plus graves nouvelles ne nous incitent pas à la dépense. C'est fou, c'est tellement fou d'être prisonnier de ce petit peu d'argent.  Tous nos rêves tiennent par ces économies volées au plaisir et à la luxure.  C'est vers 10h45, que j'entrais dans le restaurant.  Mon père servait des clients et m'a dit que maman était dans le logement derrière et qu'elle n'avait pas fait le café du matin pour la première fois depuis dix-neuf ans.  Je l'ai vue en robe de chambre, assise dans la berçante.  J'ai ramassé mon plus beau sourire pour lui dire « Bonjour maman, comment vas-tu? »  Elle roulait sa robe de chambre de bas en haut et la déroulait pour recommencer.  Elle a levé les yeux vers moi et m'a dit  « Je suis folle! »

Le même soir, elle était installée chez nous.  C'est dans mon lit qu'elle a voulu coucher... mais ça, c'était une grosse demande et comment refuser.  Mon mari a changé de chambre et moi j'ai couché avec cette mère qui ne m'avait jamais cajoler, ni serrer sur son coeur, ni dit qu'elle m'aimait.  Ce soir là, elle voulait me prendre dans ses bras, elle s'agrippait à moi comme une sangsue et moi je me sentais si mal de refuser ce que j'avais toujours recherché.  Je ressentais même du dégoût dans ses rapprochements tardifs et en même temps elle était comme une enfant que je devais consoler.  Je me raidissais et elle me flattait... et j'ai commencé à m'abandonner pour qu'elle se détende et s'endorme.  Je ne sais plus si j'ai dormi cette nuit-là.

On a pensé à une dépression et après un long repos on se disait que tout deviendrait normal.  Papa et mes deux soeurs ont liquidé le resto et sont venus s'installer avec nous pour deux mois.  Ils ont loué le logement voisin du mien, sont partis chez le frère de ma mère pour un mois tandis que les deux frères et les trois soeurs peinturaient, lavaient, tapissaient, magasinaient de nouveaux meubles et décoraient pour leur retour, le dernier dimanche de mai.

C'est ce soir là qu'on a compris... que notre mère était vraiment très malade. Quand on a ouvert la porte pour l'accueillir, nous nous sommes regardés découragés. Mon père l'a remplacée comme ménagère. Elle ne touchait plus à rien et s'était emmurer dans son silence.  Elle a été hospitalisée suite à une tentative de suicide, à sa sortie de l'hôpital c'est dans un hôpital psychiatrique qu'elle a fait son premier séjour.  Mon père, qui était homosexuel, est décédé en octobre 1977 à l'âge de 67 ans.   Ma mère a été placé dans un centre pour personnes autonomes, puis pour personnes semi-autonomes  Elle a  fait durant 17 ans, sept séjours variant de 1 à 6 mois dans un hôpital psychiatrique.  Les diagnostics de sa maladie sont les suivants :  dépression psychotique, mélancolie d'involution, état dépressif presque stuporal, démence sénile et état confusionnel aigu...   Il y a eu les périodes presque normales et les rechutes.   De 1977 à 1993, ma soeur Marcelle et moi, chacune notre tour, sommes allées chercher notre mère le vendredi à 19h00 pour la ramener le dimanche à 21h00.  De 93 à 98, nous étions quatre à se partager les sorties et en 1998 son état a empiré et chaque dimanche, il y en avait un de nous quatre qui la visitait  Elle ne marchait plus, ne parlait plus, on devait la nourrir comme un bébé... Elle est décédée à 01h35, le 21 août 2006, à l'âge de 94 ans, après trois jours de difficultés respiratoires.

J'ai pris ma retraire à 60 ans, comme ma mère, après 20 ans comme agent immobilier.  Je voulais profiter de la vie avec mon amoureux, ma famille, mes trois petits-enfants et mes amis/es.  Ce soir, je regarde le passé qui m'a souvent passé sous le nez, et depuis quatre ans, je vois le futur passer ailleurs...
Pourquoi ce long billet...
Merci de m'avoir lue!

samedi 6 février 2010

Pour tous les enfants du monde...

 Réveillon de Noël 2002 chez Grimimi

Les voici, les deux cousins, Jo 3 ans 1/2 et Th 2 ans 1/2,  Ils s'étaient empressés d'enfiler leur nouveau pyjama de Spiderman, qu'ils avaient trouvé dans leur gros sac comme à chaque année depuis leur naissance.  C'est cette belle photo que j'utiliserez pour tous les "Vendredi Heureux" de cette nouvelle année.

On ne s'était pas vu depuis le 28 décembre dernier lorsqu'on avait fêté Noël, trois jours passés.  Ses parents n'avaient pas voulu qu'il vienne à notre premier "Vendredi Heureux 2010".  Je comprenais, car c'était le Jour de l'An et qu'il y avait sûrement des fêtes organisées chez ses grands-parents maternels.  Mais pourquoi refuser de changer pour une autre journée.  Aujourd'hui, j'avais hâte de le voir, de lui donner son bec chinois et de passer ensemble une autre belle soirée de 16h00 à 21h30.  

À 16h00, il est sorti avec un beau sourire, a descendu les quelques marches et là je suis sortie pour l'accueillir.  Il s'est installé sur le siège arrière, a attaché sa ceinture, et a dit: « Th est pas là? »  Non!  Il joue dans un Tournoi de hockey ce soir à 17h00.  Veux-tu aller le voir jouer ou si tu préfères rentrer?  J'aime mieux aller chez vous... et doucement, on a décolé. 
La semaine passée quand Th est venu, il a téléchargé un nouveau jeu pour l'ordinateur. Jeudi, il m'a dit :
« Grim, tu diras à Jo, s'il ne vient pas au hockey, qu'il y a un nouveau jeu.  J'suis sûr qu'il va aimer ça.»   Il le connaît très bien son cousin, parce qu'il s'est installé à l'ordinateur et a joué avec ce jeu jusqu'à l'heure du souper.   Quand il s'est retiré de table, il m'a dit :  « Comme d'habitude c'était déliciiiieux.  Merci! »  

Il est retourné joué sur l'ordi, Normand écoutait la télé à ses côtés et moi je nettoyais la cuisine.  S'il est seul, il ne parle pas beaucoup, il est vraiment concentré sur son jeu.  Par contre,  lorsqu'il est avec Th  je les entend rire et blaguer ensemble et cela me rend si heureuse.  Si on lui pose une question, il réfléchit avant de répondre. Il ne peut pas parler de chez lui et je sens parfois un embarras même si on ne parle jamais de ses parents.  Les seules questions que je lui pose sont  « Comment va  Mève?  Bien.  Est-ce qu'elle aime sa nouvelle école?  Oui..  Et ça s'arrête là. 

La dernière fois qu'il est venu, je lui avais demandé de poser une question à son père. Je veux lui ouvrir un compte bancaire et il me manque un renseignement.  Ce soir, je lui demande s'il avait pensé poser la question.  Il a hésité et dit « j'ai oublié. »  Jo, tu as oublié ou tu aimes mieux ne pas demander?  « J'aime mieux pas demander. »  Jo, si je te demande quelque chose tu as le droit de ne pas vouloir, tu dois simplement me le dire, d'accord?  Oui!  C'est la même chose pour moi si tu me demandes quelque chose et que je ne peux pas.  On s'entend sur ça mon beau Jo.

Comme on ne doit jamais être en retard, vers 21h20, je lui dit de m'avertir quand il serait 21h25.   Je lui ai demandé la même question une deuxième fois.  Sa réponse 21h27.  Vite Jo, tu sais qu'on ne doit pas être en retard... Son manteau et ses bottes l'attendaient.  Vite, vite, vite!  On prend l'ascenseur pour se rendre au rez-de-chaussée.  Nous étions devant sa porte à 21h33.  Je suis sortie avec lui, j'ai pris son visage entre mes deux mains et nous avons frotté nos deux nez, c'était un beau bec chinois. Je lui ai dit: « Je t'aime Jo, il a répondu « moi aussi ».  À la prochaine!

Au début, il me demandait s'il pouvait venir encore un autre vendredi et de lui écrire la date sur un papier. Je répondais « Tu peux venir quand tu veux, appelle-moi, j'irai te chercher si tes parents veulent. »  Il n'est jamais venu... Ce soir, il voulait rester encore, il aimerait venir plus souvent et il voudrait coucher comme il le faisait avant.  Il s'en souvient et moi aussi.  Comment expliquer, à un garçon qui aura bientôt onze ans, que ses parents sont dans l'erreur... Je dois me taire pour son bien. J'ai beaucoup de peine et j'en ai encore plus pour mes deux petits-enfants.   Comment seront-ils à l'adolescence et plus tard...

Blessures d'enfance
On ne sait pas toujours à quel point les enfants
Gardent de leurs blessures le souvenir longtemps
Ni comme on a raison d'aider à s'épanouir
Cette fleur dans leur âme qui commence à s'ouvrir

Moi qui rêvais d'amour de musique et d'espoir
Je m'endormais cerné de frayeur dans le noir
Certain que tous les rêves étaient sans lendemain
Je m'éveillais toujours le vide entre les mains

Chacun vivait pour lui dans sa tête en silence
Et je chantais mon âme en pleine indifférence
Encombré de mes joies troublé de mes envies
Faisant semblant de rien pour que l'on m'aime aussi

L'été on m'envoyait sur le bord de la mer
Ou au fond du Jura profiter du grand air
Écrire à mes parents que je m'amusais bien
Et m'endormir tout seul blotti dans mon chagrin

J'essayais de grandir, de m'envoler peut-être
Pour cueillir des étoiles à ceux qui m'ont vu naître
J'ai longtemps attendu ce geste ou ce regard
Qui n'est jamais venu, ou qui viendra trop tard

Puis mon frère est parti pour un lycée banal
En pension pour trois ans parce qu'on s'entendait mal
J'avais cherché sans cesse à croiser son chemin
Sans jamais parvenir à rencontrer sa main

Tous mes élans d'amour brisés dans la coquille
J'essayais de renaître en regardant les filles
Aimer c'était malsain pervers ou malséant
Pourtant c'était si doux si tendre et si troublant

Aujourd'hui j'ai grandi mais le silence est là
Menaçant, qui revient, qui tourne autour de moi
Je sais que mon destin, c'est d'être heureux ailleurs
Et c'est vers l'avenir, que j'ai ouvert mon coeur

Mais j'ai toujours gardé de ces années perdues
Le sentiment profond de n'avoir pas vécu
L'impression de sentir mon coeur battre à l'envers
Et la peur brusquement d'aimer à découvert

On ne sait pas toujours à quel point les enfants
Gardent de leurs blessures un souvenir cuisant
Ni le temps qu'il faudra pour apprendre à guérir
Alors qu'il suffisait peut-être d'un sourire

Moi que rêvais d'amour de musique et d'espoir
J'ai attendu en vain ce geste ou ce regard
Mais quand un enfaant pleure ou qu'il a du chagrin
Je crois savoir un peu de dont il a besoin.

Blessures d'enfance
par Yves Duteil

jeudi 4 février 2010

J'aimerais te tenir la main...

Réalisée par SueL en 2005

À ma petite-fille Mève...
Vous connaissez sûrement le langage des grands-mamans, des mamies et des grimimis. Leurs petits-enfants sont les plus beaux, les plus fins, les plus intelligents et les plus adorables... Moi, je dis simplement qu'elle est extraordinaire parce que c'est la vérité.    Je vous raconte et vous décidez...

C'est à l'hôpital Pierre-Boucher à 09h45, après 4 heures d'attente et de douleur que sa maman l'a prise dans ses bras. C'était un magnifique samedi d'été où le soleil brillait pour son arrivée. Déjà sa naissance, juste avant la fin des vacances de la construction en plein mois de juillet 1997, en arrangeait plusieurs.  Son papa était en vacances, ses grands-parents maternels visiteraient, dans la journée, leur fille et leur petite-fille qui venait de les faire papi et mamie pour la première fois.

C'est vers 13h00 qu'on m'avait annoncé que j'étais, moi aussi, une nouvelle grand-maman. Quel bonheur!.  Tout excitée, j'avais hâte de voir cette petite demoiselle mais je devais attendre au lendemain après-midi... Je lui ai choisi quelques minuscules breloques que le bijoutier a, tout de suite, accrochées à un petit bracelet en or.  C'était mon cadeau de bienvenue.  Le soir, je parlais au nouveau papa qui trouvait sa fille belle et sage.  Il était content de m'offrir ce précieux cadeau. J'avais toujours rêvé d'avoir une fille... mais j'ai eu deux garçons et j'étais marraine de trois petits gars.  Alors mon fils S...savait que je souhaitais que ce réve se réalise par mes enfants.

Le dimanche, nous sommes arrivés à l'hôpital vers 14 heures, une caméra à la main pour immortaliser ce moment de bonheur.  La maman était souriante et rayonnante et le papa fier et heureux. L'infirmière est entrée dans la chambre tenant ce tout petit bébé dans ses bras.  C'était l'heure du biberon.  Elle a bu, fait ses rots, a bu encore et finalement elle s'est assoupie doucement dans les bras réconfortants de sa maman. 

Nous étions hypnotisés par cette angélique petite fille.  Chaque mouvement était commenté... et je crois, sincèrement, que ce n'est pas exagéré de dire que ma petite-fille était parfaite, même emmitouflée dans sa couverture. Elle avait une belle petite tête garnie de cheveux foncés, un petit nez fin et rond, des oreilles collées, une bouche en coeur et des lèvres rose pâle.  Sa peau était si douce, ses mains fines, ses ongles presque limés et parfois on aurait cru qu'elle nous entendait, et elle souriait.  Ce fut le coup de foudre!

Ce n'était pas seulement un mirage qu'on avait vu cette journée là.  Non.!  Elle était parfaite et le resterait.  Douce, affectueuse, gentille, avenante, fière, drôle, moqueuse, intelligente, plein d'énergie.  Elle était extraordinaire, elle aimait les chats et elle me manque. Je ne croyais pas devenir gaga mais je le suis devenue.  J'aimais tant ses câlins, ses becs chinois, ses je t'aime gros comme xxxxx ça et tout le reste.  La garder, la gâter, la consoler, les rires, le cinéma, le maïs soufflé, les crêpes qu'on faisait ensemble, les livres qu'on achetait, qu'on lisait, les nounours, les gros sacs à Noël, les pipis au lit, les je veux rester encoooore, les tu reviendras maman s'ennuie de toi et j'arrête parce que je vais me noyer... dans mes larmes. Elle avait 10 ans la dernière fois que je l'ai vue, c'était le 5 octobre 2007.  Ses parents ne respectent pas le jugement de la cour... et moi ça me ferait du bien de lui tenir la main.  Je sais qu'un jour, elle sonnera  mais le temps passe si vite surtout quand on est une grimimi.  Pourquoi une personne a t-elle peur d'une grand-maman...?
On était bien ensemble,
ils nous ont séparées,
mais un jour...

vendredi 29 janvier 2010

En attendant papa...


Réalisée par SueL en 2002

Tout ressemblait tellement à la maman de Thomas que je n'avais eu aucune hésitation en la voyant.  J'avais trouvé cette carte et je lui offrirais pour ses quarante ans qu'elle fêterait dans trois mois.   Il ne me resterais que le cadeau et ça, je savais que je n'aurais aucune difficulté à lui choisir quelque chose qu'il lui plairait.  Je la connaissais depuis quinze ans lorsqu'à l'âge de vingt-cinq ans elle était devenue la conjointe de mon fils M... 

Dans cette délicate et féminine robe de nuit blanche, je l'avais souvent vue et toujours je tombais sous le charme. Ses longs cheveux, toujours peignés mais jamais coiffés, remontés et attachés avec de jolis peignes en écaille, lui donnait une beauté pure. Elle s'installait, près de la fenêtre en saillie, tenant tendrement dans ses bras son petit garçon qui avait maintenant dix-huit mois, en  attendant son amoureux le père de son enfant.

Plus jeune elle ne voulait pas d'enfant, puis un jour de septembre, elle m'avait annoncé l'heureuse nouvelle. Pour la troisième fois, en juin 2000, je serais grand-maman.  Nous étions tous si heureux. Un enfant c'est le plus beau cadeau que la vie nous fait.  Futurs parents et grands-parents on a fêté ensemble et on a fait des souhaits.  Cette belle fille, je l'ai aimée en la voyant. Tout au long de ces treize année de fréquentations, je lui disais ce qu'elle représentait pour moi et je trouvais mon fils chanceux d'avoir cette jeune femme pour compagne. Je l'aimais comme ma fille, cette fille que j'ai tant désirée mais que je n'ai pas eue.  Elle était radieuse, travaillait, s'occupait de la maison, du jardin et doucement décorait la chambre pour ce petit poupon qu'elle attendait dans le calme et la sérénité.  C'était un bébé garçon qui viendrait prendre possession de cette belle chambre à pignon que sa maman avait aménagée avec patiente et  passion.  Le dimanche, 4 juin 2000, par césarienne est né à 13h02, à l'hopital Général Juif, un beau petit garçon, pesant 7.5 lbs et mesurant 19 pcs 1/4.  Il s'appelle Thomas C., il est né sous le signe du Gémeau et dans l'astrologie chinoise, il est Dragon.  C'est un vrai coeur!

En janvier 2002, j'ai sorti ma carte pour écrire quelques mots et l'idée de la peindre à germer... Je n'avais pas de temps à perdre.  En sept semaines, j'ai peint ce tableau avec beaucoup d'amour et le soir du 17 mars en l'offrant à la maman j'étais contente et fière du résultat.  Enveloppé dans du papier transparent, elle l'a vite déballé  et je ne douterai jamais qu'elle était bouleversée et émue de recevoir un présent si vivant...

Depuis sa naissance nous avons connu le vrai bonheur avec cet enfant rieur.  Tout l'intéressait! Il était toujours de bonne humeur, aimait se faire câliner, patauger dans l'eau, venir chez grand-maman joué avec les plats en plastique, flatter doucement les chattes, se faire photographier par son papa.  Il a marché et parlé très tôt et aujourd'hui encore, à neuf ans, il continue de faire notre bonheur à tous.

Merci à ses parents de nous permettre de le voir quand il veut venir, et de le laisser coucher chez-nous!  Depuis un an, il nous a montré à jouer sur l'ordi, au Club Penguin, à la Wii Sports, Mario Bros Brawl.  Nous lui avons montré à jouer au Skip Bo, à faire les mots croisés junior dans le journal "La Presse", à épargner... il a déjà accumulé un bon montant dans sa banque et il est fier... Nous l'encourageons en assistant à toutes ses parties de soccer et de hockey. 

Qu'est-ce qu'on pourrait demander
 de plus à la Vie...?  Rien

samedi 23 janvier 2010

Kairos ou l'instant précis...

Si l'on regarde de près, le processus qui permet de redonner vie au "moi intérieur", cela consiste toujours dans sa phase initiale, à prêter attention à ses menus désirs, à découvrir ce que l'on aime vraiment. Nous remarquerons les tournures d'esprit ou les tours de phrase qui nous plaisent particulièrement, nous nous rappelons à quarante ou cinquante ans quel type d'homme ou de femme nous sommes réellement, nous nous souvenons tout à coup du bonheur de notre enfance, avant que nous consacrions nos vies à contenter autrui, à couver nos semblables ou à faire leurs quatre volontés.
Nous travaillons, jouons, faisons des affaires mais tôt ou tard, si nous avons de la chance, l'heure vient de rentrer en soi-même et de vivre au jardin.  C'est dans le jardin que nous trouverons la richesse de la psyché. Nous pourrions dire que dans ce jardin clos, comme dans le récipient alchimique, de nouveaux métaux se forment tandis que fondent d'anciens. Le plomb de la dépression fond et devient chagrin. L'envie de réussir - cet étain tenace - se mêle au cuivre d'Aphrodite et donne le bronze qui est excellent pour faire des boucliers et des images divines.

Le jardin clos évoque donc le cultivé opposé à l'inculte, le limité opposé à une sociabilité sans limites, les préoccupations de l'âme par opposition aux obsessions extérieures, la passion par opposition à la sexualité brute et l'épanouissement des désirs de l'âme par opposition à une faim obsessionnelle et générale de posséder.
Ce nouveau travail dans le jardin signifie sortir du sous-sol pour s'exposer au vent et aux intempéries. Les semences germent, les saisons changent, les feuilles tombent, les bulles lancent de nouvelles tiges. L'engrais se transforme en feuilles, en roses et en pommes; quant à ce qui nous arrive de désastreux, nous considérons que ce n'est pas de notre faute et c'est peut être une erreur de nous accuser de tous nos malheurs ou d'un seul d'entre eux.
Pendant que nous sommes dans le jardin, nous travaillons encore dans l'obscurité mais cette obscurité ressemble à présent à la terre noire. Quand nous aimons mieux cultiver que nous dissiper, nous sommes prêts à créer un jardin. Nous y cultivons l'ardeur et la force du désir et sommes attentifs à ce que les désirs ont de microscopique. Prendre garde aux sentiments si discrets qu'ils se remarquent à peine.
C'est cela être dans le Jardin
Être un(e) fanatique de la perfection équivaut à ne pas avoir de jardin. L'angoisse d'être parfait fait dépérir la végétation. La honte nous empêche de cultiver notre jardin. Les hommes et les femmes qui ont trop de honte en eux arracheront, lorsqu'ils s'occuperont de leur jardin, les mauvaises herbes aussi bien que les fleurs parce qu'ils auront l'impression que trop de leurs sentiments sont imparfaits ou impurs.
D'après le livre de Robert Bly "L'homme sauvage et l'enfant"
"Kairos en grec"
c'est l'instant précis où est révélé
se qui se tenait caché dans notre destin

samedi 16 janvier 2010

Justice pour des Grands-Parents...

Artiste:  Normand Hudon
Vendredi matin, vers 11 heures, en arrivant au Palais de Justice, attendaient plusieurs caméras et journalistes. Ce n'était pas nous qu'ils voulaient filmer et interviewer. Bertram Earl Jones aurait droit à tout un accueil...

C'était la deuxième journée d'audience. Nous étions là pour accompagner des grands-parents qui présentaient une requête en demande de droits d'accès à leur petite-fille qui aura bientôt trois ans. Après plusieurs heures d'attente, à 16h45, la porte s'est ouverte. Enfin! Je l'ai vue sortir. Elle était la première, son mari suivait derrière. Le teint livide, les lèvres pâles, les yeux pochés, elle avait tant pleuré, elle marchait comme un zombie... Je suis allée vers elle et je lui ai demandé: Comment ça va? D'une voix à peine audible, elle a répondu: « Tout a bien été... on a tout ce qu'on avait demandé. » Nous l'avons serrée dans nos bras et embrassée, pendant que les grands-papas serraient la main de son mari. Puis, on s'est regroupé autour de l'avocat pour le féliciter, le remercier d'avoir plaidé avec assurance et obtenu un jugement favorable pour les grands-parents.

Depuis la naissance de leur petite-fille, personne ne les avait avisés qu'ils étaient maintenant des grands-parents. Leur fille était partie, avec son nouvel amoureux, six mois après ses dix-huit ans. Elle demeurait dans le même quartier et pendant toutes ces années, ils l'avaient croisée à quelques reprises. La maman, en la voyant, lui demandait des nouvelles... et c'est en pleurant qu'elle rentrait chez elle. Aucune lettre ou carte envoyées par les parents n'avaient réussi à attendrir leur fille aînée. Avec les voeux d'anniversaire et de nouvelle année qu'ils lui envoyaient, il y avait toujours cette petite phrase « ... pourquoi? » Ils recevaient, parfois, une carte dans laquelle elle répondait: « Je ne suis pas prête...» Cela avait duré neuf ans. Neuf ans à se tourmenter, à se questionner et à attendre...

Elle s'était mariée sans qu'ils soient invités ayant même osé présenter son oncle et sa tante comme ses parents... Puis un jour, l'appel d'une nièce, leur avait annoncé la bonne nouvelle. Ils étaient si fiers et heureux d'être, pour la première fois, des grands-parents. Ils ont communiqué avec leur fille pour la féliciter et demander s'ils pouvaient voir le bébé qui avait maintenant deux mois. La réponse est venue sans attendre. Non! Déçus et peinés, ils ont cherché de l'aide... Malheureusement, il aura fallu plus de 30 mois, entrecoupés d'une thérapie familiale qui n'a rien dénoué, pour régler ce douloureux mystère. Toute leur vie, ils ont économisé pour donné le meilleur à leurs deux filles, il est chef pompier à la retraite, elle est ménagère depuis qu'elle est mère et gardait les enfants des voisines. Ils ont dû hypothéquer leur maison pour payer les frais d'avocats, de thérapie et autres. Cette saga qui était un cas difficile, leur à coûté +/- 30,000$.

La maman et le papa devenus grands-parents ont perdu leur fille, mais la justice a permis qu'ils retrouvent leur petite-fille. Les blessures seront peut-être longues à guérir... Quand leur petite-fille de trois ans entrera dans leur maison, qu'ils la verront jouer, l'entendront rire et courir, ils se rappelleront, avec tristesse, que leur grande fille a aussi couru dans cette maison. Bientôt, cette petite fille jouera avec des jouets neufs achetés pour elle, et d'autres qui appartenaient à sa maman.

On ne peut pas crier "Victoire"
mais on peut enfin crier "Justice".
Est-ce que le temps arrangera les choses...
Les grands-parents le souhaitent sincèrement.
Le 24 janvier prochain, de 10h00 à 16h30,
grand-maman Fanie et grand-papa Cl...
verront enfin leur "petit bébé d'amour".

jeudi 14 janvier 2010

De tendres mots d'amour...

Ce soir, je réponds à mon amoureux. Comme tous les ans, il avait déposé dans l'arbre, une enveloppe rouge contenant ma carte de souhaits pour la nouvelle année...et un tout petit sac recouvert de brillant dans lequel j'ai trouvé mon parfum préféré "Shalimar de Guerlain".

Moi, je n'avais rien déposé... ni carte, ni cadeau. Cette période magique et féérique que j'aime tant, me rend aussi déprimée et nostalgique. J'ai toujours des attentes... qui malheureusement ne se sont pas encore réalisées cette année. Ce n'est pas la première fois que cela se produit et je suis incapable d'écrire. Les chagrins passés remontent à la surface en même temps que mes attentes s'envolent. Alors, j'attends le bon moment. J'attends une journée où la tristesse ne sera pas tapie dans mon coeur, comme un petit lapin qui joue à cache-cache. Je sais qu'il attend (im)patiemment cette lettre remplie de mots d'espoir et d'amour où les chagrins passés ne seront plus présents.


Lettre à mon bel Amour,


Tu m'as écrit une si belle carte de souhaits pour la nouvelle année, comment te remercier? Cette confiance et cette fierté que tu as en moi sont un antidote miraculeux contre le laisser-aller. Dans l'adversité, sans ton écoute, sans ton appui où serais-je allée? Ton amour m'a soulevée, je veux te remercier.

Après avoir traversé une forêt obscure, tranquillement, j'ai laissé tomber mon "chimidunchik" (bagage) pour voyager plus léger. L'année 2009, nous a apporté de belles surprises et de grandes joies. Tout a débuté par cet appel de Thomas le premier janvier, je crois vraiment qu'il m'a ressuscitée... Quelle belle année avec nos deux petits gars, complices du plaisir depuis leurs naissances et complices de l'ordi depuis cette année.

Toi et moi, nous avons la chance et le bonheur de participer à leur développement, de les voir évoluer doucement, de partager des joies immenses, de vivre les plus beaux "Vendredis Heureux" ensemble, de sourire quand on les entend rire, de vivre de tendres petits bonheurs, d'assister à leurs performances au hockey et au soccer et surtout de compétitionner sur la Wii Sports avec deux jeunes experts qui peuvent en montrer aux deux "jeunes"  vieux...

Tout cela est un précieux cadeau qui enrichit notre vie, nous unit et nous rajeunit. Depuis plus de 28 ans, nous avons fait ensemble un voyage périlleux et fantastique. Pour cette nouvelle année 2010, je nous souhaite de continuer ce fabuleux voyage sans emporter trop de bagages, cela nous permettra de vivre pleinement la vie qui nous été donnée.
Tendrement et amoureusement, je te dis Merci!  I love you.
Ton amour Sue XX
Pour nous deux...
Joie, Paix, Bonheur et Santé!

dimanche 10 janvier 2010

Une Fête... Une très grosse peine

Nous étions huit, autour de la table, dans un chic restaurant japonais de Ste-Thérèse, pour fêter l'anniversaire d'un grand-papa qui aura 58 ans mardi prochain. C'était une fête surprise que sa belle Jeanne lui avait préparée pour le sortir de ses rénovations. Maintenant qu'ils savent que "Petite Princesse" ne viendra plus, ils ont décidé de vendre cette maison qu'ils aimaient tant. Leur douleur a fait disparaître leur grand bonheur.


Après le restaurant, nous étions invités chez eux pour souffler les chandelles. Nous étions trois couples de grands-parents empêchés, par leurs enfants, de voir leurs petits-enfants. Tout en dégustant une délicieuse jardinière de fruits frais, et en sirotant café ou tisane, grand-papa a commencé à parler de ses beaux souvenirs avec sa "Petite Princesse"...

Voici la lettre qu'il lui écrivait en mars 2007.


Chère petite Él...,


Depuis ta naissance, il y a 28 mois, tu me remplis d'une joie si grande, qu'il n'y a pas de mot pour la décrire.

J'apprécie lorsque tu mets ta petite main délicate dans la mienne, car celle-ci devient protectrice. Tout comme lorsque tu me dis des « petits secrets » à l'oreille, celle-ci devient confidente et j'espère que cela durera toujours.

J'aime te garder, j'aime te regarder. Ainsi, lorsque tu me regardes dans les yeux, l'un de nos jeux préférés, je vois alors toute ta beauté. Mais rien n'a d'égal le moment où tu t'endors dans mes bras, ce sont alors eux qui sont les mieux car ils te servent de havre de repos.

Ici, tu joues en toute sécurité car tu sais que, continuellement, je te surveille et te protège. Mais, si par malheur tu te fais mal, c'est tout mon corps qui devient souffrance et si tu as de la peine, mon coeur devient chagrin et mes veines se transforment en fleuve de compassion.

Tu ris, tu souris, tu chantes, tu joues avec l'harmonica qui appartenait à ta maman, ou tu promènes le petit chien de bois qui était sien, tout ce que tu fais m'émerveille.

Tu cours vers moi et mes bras deviennent refuge. Tu fais ta coquine et tout ton charme me ravit. Ton épanouissement témoigne de tout l'amour qui t'entoure...

Lorsque tu dis « grand-papa », pire « mon grand-papa », tu me remplis d'une joie si grande. Il n'y a rien de plus beau que ces mots.

Él..., je t'aime et je veux rendre hommage à ta maman, ma fille N..., qui m'a offert le plus beau cadeau que je ne pouvais jamais espérer. À ma fille, qui sait être une mère affectueuse, tendre, patiente, passionnée et qui élève ma petite-fille dans l'amour et la joie, je veux te dire que jamais je n'aurais cru que ta fille m'aurait rendu aussi heureux.

Merci, N..., pour ce merveilleux petit être qui toujours aura un grand-père protecteur et éperdument amoureux de la vie. Sans Él..., ma vie aurait été incomplète. Merci, je t'aime.

Ton grand-papa
Fêter son anniversaire,
sans sa fille unique et sans sa "Petite Princesse",
empêche un grand-papa de faire des voeux...
 Le bonheur était là mais que reste t-il?

mercredi 6 janvier 2010

Deux Prix... Merci pour les grands-parents

En décembre, j'apprenais avec bonheur qu'Enfer Noir avait reçu le prix "The 2009 Blogger Appreciation Awards". J'ai écrit un petit commentaire de félicitations et j'ai continué ma lecture. En voyant "Grimimi Sue" j'ai réalisé que ce prix était dédié à 5 autres sites. Recevoir, d'une main de maître, ce prix m'a gênée, émue et touchée.
Ce soir en consultant mes commentaires, je lis que le site de "Grimimi Sue" a été retenu, une deuxième fois, pour recevoir ce prix par "Réflexions d'une femme heureuse" et j'ai ressenti les mêmes émotions...

Si ce prix peut aider à sensibiliser quelques personnes à la cause des grands-parents, empêchés par leurs enfants, d'avoir des contacts avec leurs petits-enfants, j'aurai réussi mon mandat et cela me consolera.
Voici les 7 préceptes qu'il faut suivre:

1. Remercier les donneurs
2. Mettre les donneurs en lien
3. Copier l'image et la montrer sur son blog
4. Raconter sept choses inconnues sur soi-même
5. Offrir à son tour le prix à sept (cinq) blogeurs/ses
6. Ajouter leur lien
7. Leur annoncer qu'ils doivent à leur tour se découvrir.


C'est avec une profonde reconnaissance que je dis MERCI!
ENFER NOIR : http://enfer-noir.blogspot.com
Un très beau site de poésie où vous trouverez douceur et noirceur... dans un environnement relaxant.
RÉFLEXIONS D'UNE FEMME HEUREUSE : http://rflexionsdunefemmeheureuse.blogspot.com
Le titre décrit bien le site. Freda aime les chats, les croisières et la Vie...


Le plus difficile, se sont les sept choses inconnues. J'ai presque tout dit...


JE SUIS FIDÈLE:
1. à mon amoureux depuis plus de 28 ans
2. à mon parfum "Shalimar de Guerlain" depuis 35 ans
3. à mon eau de linge, senteur de lavande, pour la literie
4. à mes vacances à Newport, Rhodes Island, USA
5. à mes mauvaises habitudes
6. à mes amies, mais j'en ai très peu depuis quelques années
7. à ma pensée depuis que je suis authentique


Sans aucune obligation aux lauréates de poursuivre la chaîne, je dédie le prix à:


1. Air fou: http://airfou2.blogspot.com
Pour toutes ses interventions, ses propositions et surtout pour ce génial site sur la gratitude "Merci la Vie"!
2. Éléonore: http://yadesmots.blogspot.com
Une famille où il y a un chien qui aime vivre dans la nature avec ses maîtres, où le sport est très important ainsi que la photographie. En plus des sujets divers...
3. Epamin':
http://epaminondas-lesesperluettesdepamin.blogspot.com
Le site du bonheur! Des histoires ludiques, comiques ou plus sérieuses, mais toujours avec des mots recherchés. Et bientôt des esperluettes de petit loulou parce que Epamin' est Mamie depuis le 27-12-09.
4. Le grenier de Jane: http://sjanesatticx.wordpress.com
Visiter le blog de Jane c'est trouver une jeune bouffée d'air. Maman d'un petit garçon, elle nous raconte la vie avec son fils, ses livres et tout le reste...
5. Vivre: http://marico-marico.blogspot.com
Épicurienne, Marico aime bien manger, boire les bons vins, faire de la voile, de la peinture et tout ce qui se fait de beau et bon. Elle nous raconte des pans de sa vie dans de beaux billets chaleureux.

Je remercie tous les blogeurs et blogeuses qui ont visité et laissé des commentaires sur le site de "Grimimi Sue" depuis son ouverture le 12 septembre 2009.

C'est avec vous que je partage ce prix
car sans lecteurs et lectrices,
un blog n'existe pas!

vendredi 1 janvier 2010

Un appel qui deviendra rituel...


Le soir du 1er janvier 2009, après deux ans de silence, j'ai reçu un appel qui a transformé ma vie de Grimimi. Il était 22h15, ce soir-là, quand le téléphone a sonné. Une petite voix a dit : « Grimimi... » et ma vie venait de changer. Je disais et répétais Thomas, Thomas, c'est toi. Grimimi est tellement contente. Ah Thomas, comment ça va? Je suis si contente... Il avait trouvé, en revenant d'une soirée, le gros sac que j'avais déposé, la veille chez sa voisine. Des cartes de souhaits, des timbres collectionnés depuis quelques années et surtout un ourson nommé Shelby qui vivait en hibernation depuis décembre 2007... Nous nous étions laissés à 00h10 avec un rendez-vous pour aller le chercher le lendemain vers 15h00.

Depuis, c'est le bonheur! Un sourire m'éclaire lorsque qu'il m'appelle. Quand je vais le chercher à l'école, pour qu'il vienne avec nous à la maison, je vois des étincelles dans ses beaux yeux bleus. On a le bonheur facile et la tendresse est notre amie.

Aujourd'hui, c'est la journée des appels de parents, d'amis/es pour nous souhaiter une "Bonne Année". J'ai aussi reçu des appels de grands-mamans, mais il y avait deux appels que j'espérais... Vers 21h45, je savais que ce ne serait pas encore pour cette année, qu'il n'y aurait pas d'appels de mes 2 fils.

Il était 22h15, la même heure que l'an passée. J'ai décroché le combiné, signalé le numéro et c'est la boîte vocale qui m'a répondu. J'ai pris la parole: « Le message est pour Thomas. Thomas c'est Grimimi. Je voulais te souhaiter "Bonne Année" et te dire que je pensais à ton appel de l'an passé...Ce fut mon plus grand bonheur de cette année là... je t'embrasse et je t'aime ».

Le téléphone a sonné vers 22h35. Allo Grimimi... On a parlé de notre journée... et je lui ai demandé si on pouvait faire cet appel tous les ans à la même heure. Moi ou lui. Il a dit : "Oui". C'est un accord pris entre un petit-fils de 9 ans et sa Grimimi. Il aura fallu que je lui parle pour que mes questions sans réponses, mes angoisses et ma peine s'éloignent doucement. MERCI! Thomas...

Demain, il part, pour quelques jours en vacances, avec ses parents. Je garderai Merlin, son petit Yorkshire. Il m'a tout expliqué, qu'est-ce que je devais faire et ne pas faire. Après, il m'a dit que son père voulait me parler. Ça va? Oui, toi? Bonne Année! Merci, toi aussi... À quelle heure veux-tu que j'aille mener le chien? À ton heure... Vers 10h30-11h00 O.K. Pas de problème...

Malheureusement, je ne pouvais appeler Jo.. et "Ma Puce". Même si leur parent m'ont privé de mon "Vendredi Heureux" et qu'ils n'ont pas accepté de le remplacer par une autre journée ou par un simple appel à mon petit-fils et ma petite-fille, je sais qu'un jour, tout cela sera derrière nous. Cette année, les frustrations, j'aimerais être capables de les ignorer et de profiter des beaux moments de la vie.
Je ne dis pas que cela sera facile,
j'essaierai, pour mes petits-enfants,
de ne jamais être contaminée par leurs parents.